Je défends la dignité de la personne telle qu’elle est, quelle qu’elle soit[1]. Une personne trisomique est une personne trisomique, un autiste un autiste, en principe en bonne santé et seulement handicapés quand on les mets en situation de handicap, devant des obstacles qu’ils n’arrivent pas à surmonter à partir et avec ce qu’ils sont. Dans ce sens, la trisomie ou l’autisme ne sont pas des pathologies, des maladies, comme la masculinité ou la féminité ne le sont pas non plus. L’époque de la discrimination à cause de ce qu’on est devrait être achevée.
Cependant, ces affirmations posent toute une série d’interrogations sur l’être humain en général, dont la question des comportements et des actes qui dérangent l’ordre tel qu’il est prévu par notre société : qu’est-ce que nous devons accepter ? Où est la limite ? Comment faire pour clairement distinguer la personne, à prendre telle quelle, et ses actes peut-être répréhensibles, voire intolérables et inadmissibles ? Continue reading →