Spiritualité, éthique et pratique réflexive

Featured

Réflexion

Fléchir et réfléchir

Ce site ethikos.ch, avec un récit de vie fictif d’une personne en situation de handicap, avec Charly pour prendre du recul, avec nombreux dossiers (notamment sur la spiritualité), un autre site, – « Théographie par photologie », penser et faire penser à travers des images -, et l’autre Charly sur Twitter.

Avec deux collègues : la crédule et l’acrédule

Terrain – projets concrets

ReSpirE – Religion, Spiritualité et Éthique

Animation : La Chouette et la Lune

Catéchèse : Charlynews

Institution – Profession
Profession : être professionnel et professer quelque chose

Le handicap dans l’Église

Jeunesse en difficulté et l’Église

Spiritualité et condition humaine

Featured

Ce site, en quelques mots : une définition simple, mais abstraite (soumise à la discussion), de ce que sont « spiritualité », « handicap », « condition humaine », « art », « éthique » et « religion » :

Spiritualité est ce qui dépasse et englobe. Spiritualité est donc méta : méta immanent et méta transcendant. Ou : spiritualité est relation, perçoit et conçoit ce qui est « entre ».

Ainsi, spiritualité est communication ; communication d’esprit, donc d’être, essentiellement par l’art, l’éthique et la religion. Spiritualité transcende.

Quel rapport ai-je à mon corps (bio), à moi-même (psycho) et  à l’autre (socio et environnemental) et quelles sont les relations ou les corrélations entre ces données ? (1er ordre)

Et comment est-ce que je conçois et je vis ces rapports et corrélations, quelle est la relation que j’entretiens avec les rapports à mon corps, à moi-même, à autrui, au monde et à ce qui est entre eux ? (2nd ordre)

Dans le handicap, en situation de handicap, il y a obstacle dans ces relations. Handicap est donc condition humaine.

L’art illustre ces relations, l’éthique (ou la morale) leur donne une finalité, les ordonne et les subordonne, comme la religion, qui, elle, les personnalise et nomme un ultime.

Armin Kressmann 2012

Significations du handicap mental

Featured

« Significations du handicap mental », une sorte de « Guide de lecture », introduit le lecteur dans ce site « ethikos.ch » pour lui faciliter l’orientation. Entre temps ce site est devenu complexe, un peu à l’image de l’univers du handicap. Il offre des entrées et des clés de lectures diverses, et comportent quelques centaines de pages ou d’articles, à des niveaux divers.

Assistance au suicide : une alliance à trois

1. La place de la spiritualité : soyons conscients des enjeux ; il s’agit de souffrances

Mon angle : « aumônier » à l’Institution de Lavigny ; pasteur, théologien et éthicien

Hôpital et hébergement (handicap mental et handicap physique)

Handicap physique, psychique et mental … souffrances, au pluriel (modèle bio-psycho-socio-spirituel)

2. « Détresse spirituelle » : soyons empathique

Que m’arrive-t-il ? Pourquoi ? Pour quoi ? Culpabilité
Qui suis-je (si « je » il y a) Identité
A quoi bon ? Donc quel sens ? Y en a-t-il (encore) ? Sens
Quoi faire ? Valeurs
Et Dieu ? Amour ? Transcendance[1]

3. La sagesse des anciens : la prudence – la sagesse pratique (« prudentia » ou « phronesis » ; Aristote)

 « Le raisonnement … repose sur divers éléments d’appréciation, celle de la relation entre le paradigme[2] et l’analogie[3], entre la maxime et les circonstances, entre le plus et le moins dans les circonstances, en tant que ces éléments influencent la compréhension morale de la situation. »[4]

Soyons prudents : avec les mots, les concepts et leurs applications

  • La vie : quelle valeur suprême ? quelle hiérarchie des valeurs ?
  • La dignité : quelle finalité ? l’ultime ?
  • L’éthique, la morale et la loi : le public et le privé, liberté et responsabilité, individu et communauté, État et société, professionnels et humains, la raison et la foi, l’Évangile et la Loi
  • Établissement, EMS, institution et communauté, soins et vivre ensemble
  • L’autonomie, l’autodétermination, la liberté et le droit, moi et l’autre
  • L’assistance, l’accompagnement
  • La profession

4. Soyons protestants (réformés ; ce qui, à mon avis, rejoint la sagesse des anciens)

L’accompagnement (« l’assistance ») comme alliance :

Toi – Moi – un Tiers, la Parole ; donc une relation interpersonnelle Continue reading

La lutte contre l’abus est devenue abus

Hier j’ai participé à une rencontre intéressante entre collègues protestants actifs dans ce que nous appelons « la solidarité ». Entre autres il était question « d’aide financière directe » : en tant que professionnel, peut-on encore donner de l’argent à quelqu’un, directement, sans passer par les organismes et les instances d’entraide officiels existants dans nos Églises ou les « services sociaux » de l’État ? Les avis étaient partagés, avec nuances dans chaque camp, les pours et les contres.

Je défends avec ferveur cette liberté protestante, protestante dans le premier sens du terme, protestant à travers la générosité contre tout ce qui croit pouvoir tout régler par des procédures, même à l’intérieur de l’Église (où la procédure s’appelle rite, dogmatique et liturgie). Sans être totalement naïf, je prends le risque qu’on profite de moi, qu’on m’instrumentalise. Je me donne le critère, comme l’évoquait un collègue d’ailleurs, de la dignité humaine, de celle de mon interlocuteur et de la mienne, et cela dans la rencontre même.

La dignité humaine ? Continue reading

Assistance au suicide dans le canton de Vaud, votation 2012: l’initiative d’EXIT et le contre-projet

Dossier sur ce site (cliquer ici)

Initiative « Assistance au suicide en EMS »

« Les EMS qui bénéficient de subventions publiques doivent accepter la tenue d’une assistance au suicide dans leur établissement … »

Contre-projet

  »1 Les établissements sanitaires reconnus d’intérêt public ne peuvent refuser la tenue d’une assistance au suicide en leur sein, demandée par un patient ou un résident, si les conditions suivantes sont remplies :

a. le médecin responsable du traitement hospitalier ou de l’établissement médico-social (EMS), en concertation avec l’équipe soignante, le médecin traitant et les proches désignés par le patient ou le résident, vérifie que celui-ci :

1. est capable de discernement pour ce qui est de sa décision de se suicider et persiste dans sa volonté de se suicider ;

2. souffre d’une maladie ou de séquelles d’accident, graves et incurables ;

b. des alternatives, en particulier celles liées aux soins palliatifs, ont été discutées avec le patient ou le résident. 

4 Si le patient dispose d’un logement extérieur et lorsque l’établissement n’a pas une mission d’hébergement médico-social, le médecin responsable peut refuser que l’assistance au suicide se déroule au sein de l’établissement, à la condition que le retour du patient dans son logement soit raisonnablement exigible.

5 Le personnel de l’établissement et le médecin responsable ou traitant impliqués ne peuvent participer, à titre professionnel, à la procédure de mise en oeuvre d’une assistance au suicide. 

Arguments contre le suicide Arguments pour (« tolérer ») le suicide
Autonomie et universalisation de règles que je m’impose … donc une position libérale (déontologique ou utilitariste) L’autodétermination (à ne pas confondre avec l’autonomie ou la liberté) … donc une position libértarienne (éthique minimale : « Ne pas nuire aux autres »)
La vie, un don (« théonomie ») … donc une position communautarienne … sans sacralisation absolue de la vie … donc une position d’une éthique de dialogue et de responsabilité
« Le droit de mourir dans la dignité » comme reconnaissance de la dignité de toute vie, jusqu’à la fin[1]. Le suicide héroïque et philosophique
  Continue reading

Jean 20,24-29 ; notes exégétiques et pistes homilétiques : « Thomas c’est moi » ou « La croix est ascension »

(avec Jean Zumstein ; L’évangile selon saint Jean (13-21) ; Labor et Fides, Genève 2007, p. 288-293 ; et André Chouraqui ; Iohanân, Evangile selon Jean ; JClattès, 1993, p. 304s)

Le doute de Thomas dans son nom : « Didyme » – « je jumeau », signe de ce qu’il est, partagé entre deux. Rien ne pourra le convaincre sinon le témoignage concret de ses sens.

« Parce que tu m’as vu, tu as cru … ? »

sans ou avec point d’interrogation ? un constat ou une critique ?

v. 24-25 Le doute de Thomas … La condition humaine moderne

v. 26-29 La rencontre avec Jésus … L’invitation ou le questionnement adressés à l’homme moderne

L’arrière-fond : 

« Personne n’a jamais vu Dieu » (Jean 1,18)

et la théologie dite « négative »

La foi condamnée au non-voir repose sur le seule kérygme, la parole des (premiers) témoins. Continue reading