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sept
02

Charly dit :

« Ne confondez pas charte et règlement ou directive ; l’une est constitution, l’autre loi. La première se reçoit et constitue, la deuxième s’établit et s’applique. »

août
29

« Être belle est un handicap pour certains postes »

Dans un article récent j’ai constaté qu’on peut se retrouver en situation de handicap indépendamment des ses propres qualités et que même la beauté peut exposer une personnes à des réactions telles qu’elle est discriminée :

« Toute différence qui met quelqu’un hors norme peut l’amener aussi en situation de handicap », disais-je.

Ceci est confirmé par le quotidien « 24heures » dans son supplément « Emploi » du 19 août 2010, qui intitule :

« Être belle est un handicap pour certains postes »

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août
25

Charly se demande s’il a raison :

« Toute institution, même les Églises, devant le dilemme de défendre ses propres intérêts ou ceux des personnes pour lesquelles elle a été fondée, semble choisir les premiers. Pour se justifier, on parle ensuite d’intérêts supérieurs, chez l’État de raison d’État ; sans en donner une explication. Probablement, il n’y en a pas, si ce n’est l’a priori que les institutions ne peuvent pas se tromper. Fondées sur et par la raison, elles ne peuvent pas avoir tort ; sinon elles disparaîtraient, se suspendraient elles-mêmes, croient-elles. C’est la raison pour laquelle je me méfie des institutions, moi aussi. Quelle est leur raison d’être quand, dans ce dilemme, elles lâchent ceux qui sont leur raison d’être ? Alors, la vraie Église ne peut pas être institution, car elle est invisible, avec ceux et celles qui ont peu de raisons d’être, et elle montre par là qu’il n’y a pas d’être sans raison d’être. C’est ainsi que la vraie Église devient visible et a raison d’être. »

août
22

Le jeu comme enjeu – Johan Huizinga

J’ai proposé le concept du jeu comme mode de communication fondamental, notamment avec des personnes mentalement handicapées.

Cela pour plusieurs raisons :

  1. La réalité de l’autre en tant que telle et comme il la conçoit nous échappera toujours
  2. La distinction entre ce qui est « sérieux » et ce qui est « jeu » est en conséquence discutable
  3. Le jeu permet la mise en égalité de joueurs a priori inégaux (par le « handicap ») ; le jeu est liberté (Huizinga)
  4. Dans un espace régulé par les règles du jeu
  5. Celles-ci élaborées par les joueurs lors du jeu
  6. À l’intérieur d’un autre espace, l’institution qu’on pourrait aussi concevoir comme espace de jeu, qui permet (devrait permettre), favorise et soutient cette élaboration
  7. Donc une succession d’espaces (institutionnels) conçus comme espaces de jeu, espaces intermédiaires, « entre », là où se retrouve la personne handicapée régulièrement
  8. Une succession qui, ce serait à étudier, pourrait permettre à cheminer ensemble « hors handicap », en handicapant, si besoin était, la « personne non-handicapée » (cf. Le « handicap » – le terme, son histoire et soin origine)

Reste à discuter la conception du jeu comme réalité ou de la réalité comme jeu, le côté ludique ou sérieux de la réalité. Les auteurs, me semble-t-il, ont des avis divergents.

Commençons avec le « classique », Johan Huizinga, et son livre « Homo ludens », « Essai sur la fonction social du jeu » (Gallimard, 1951) :

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août
18

L’espace intermédiaire et le jeu : « Jouer, c’est faire » – Donald W. Winnicott

L’environnement joue dans la conception actuelle de la réalité du handicap un rôle prépondérant : une personne telle qu’elle est, avec ses forces et ses faiblesses, ses capacités et ses déficiences, est handicapée seulement quand un facteur environnemental la met « en situation de handicap ». C’est alors un obstacle, – physique, psychique, institutionnel, etc., un facteur extérieur à la personne, « posé devant elle », ob-stacle, insurmontable pour elle avec ses déficiences -, qui provoque ce que nous appelons aujourd’hui « handicap ». L’environnement, l’espace qui entoure la personne, est en conséquence constitutif, pas seulement du handicap, mais de la personne en elle-même.

« De tout individu ayant atteint le stade où il constitue une unité, avec une membrane délimitant un dehors et un dedans, on peut dire qu’il y a une réalité intérieure, un monde intérieur, riche ou pauvre, où règne la paix ou la guerre. …

Si cette double définition (dedans et dehors, AK) est nécessaire, il me paraît indispensable d’y ajouter un troisième élément : dans la vie de tout être humain, il existe une troisième partie que nous ne pouvons ignorer, c’est l’aire intermédiaire d’expérience à laquelle contribuent simultanément la réalité intérieure et la vie extérieure. » (Donald W. Winnicott ; Jeu et réalité ; L’espace potentiel ; Gallimard, Paris 1975, p. 29s)

Pour Winnicott, cet espace, « l’aire intermédiaire d’expérience », est constitué à partir des « objets transitionnels », qui « sont là, à la place du sein » (p. 31)  maternel, et des « phénomènes transitionnels » où le jeu prend une place primordiale :

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