Spiritualité physique : le livre.
Spiritualité métaphysique : la lecture.
Significations du handicap mental : 11.4 Un monde à l’envers : l’inversion de la pyramide de Maslow
La pyramide de Maslow et son inversion
La pyramide de Maslow hiérarchise les besoins de l’être humain et les mets en quelque sorte dans une succession comparable au développement du jugement moral de Lawrence Kohlberg.
Les besoins spirituels sont ainsi éloignés des besoins physiques et séparés de ceux-ci par la succession des autres besoins, sécuritaires, psychiques et sociaux. Une conception structurale de l’être humain nous montre cependant que l’a priori d’une succession n’est pas donné, mais que les différents besoins sont au même titre présents tout au long de la vie, s’expriment seulement différemment et à travers d’autres dimensions dans les différents moments de l’existence. Continue reading
| La relation à soi – bio-psycho | La relation à l’autre – socio | La relation aux relations – spirito |
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Spiritualité est communication entre corps, communication d’esprit, donc d’être (ni de matière, ni d’information, qui, elles, ne sont que supports et véhicules d’esprit ; voir la distinction entre lettre et esprit de la lettre).
Corps est un moi, un toi, un autre. Spiritualité qualifie le rapport ou la relation à moi, à toi, à l’autre, ainsi que la relation que ceux-ci entretiennent entre eux.
Rapport ou relation, donc spiritualité, il y a dans les quatre dimensions, le bio (corps), le psycho (âme), le socio (collectif – institution – culture) et le spirituel proprement dit, la conception des relations.
Le spirituel est ce qui est « entre », donc les relations et la relation aux relations (leur conception). Elle qualifie les relations comme relation à l’identique – soi ou différent / autre soi, ou comme relation à l’autre – non-soi / tout-autre, et ceci dans les quatre dimensions, ce qui donne pour le spirituel un spirituel du premier ordre, dans l’immanence, la qualité des relations, et un spirituel du second ordre par une métaconception, transcendante, la qualification des relations par la raison ou par la foi (confiance).
Armin Kressmann 2012
Ce site, en quelques mots : une définition simple, mais abstraite (soumise à la discussion), de ce que sont « spiritualité », « handicap », « condition humaine », « art », « éthique » et « religion » :
Spiritualité est ce qui dépasse et englobe. Spiritualité est donc méta : méta immanent et méta transcendant. Ou : spiritualité est relation, perçoit et conçoit ce qui est « entre ».
Ainsi, spiritualité est communication ; communication d’esprit, donc d’être, essentiellement par l’art, l’éthique et la religion. Spiritualité transcende.
Quel rapport ai-je à mon corps (bio), à moi-même (psycho) et à l’autre (socio et environnemental) et quelles sont les relations ou les corrélations entre ces données ? (1er ordre)
Et comment est-ce que je conçois et je vis ces rapports et corrélations, quelle est la relation que j’entretiens avec les rapports à mon corps, à moi-même, à autrui, au monde et à ce qui est entre eux ? (2nd ordre)
Dans le handicap, en situation de handicap, il y a obstacle dans ces relations. Handicap est donc condition humaine.
L’art illustre ces relations, l’éthique (ou la morale) leur donne une finalité, les ordonne et les subordonne, comme la religion, qui, elle, les personnalise et nomme un ultime.
Armin Kressmann 2012