11.6 Quand le corps est esprit I : « Je boite, donc je suis »

Significations du handicap mental : 11.6 Quand le corps est esprit I – « Je boite, donc je suis. »

Je ne suis évidemment pas le premier qui rapproche corps et esprit. Même pour Freud Michel Onfray parle d’un « Freud somatisant »[1]. Pour une vision maslowienne dominante qui hiérarchise les besoins et privilégie le corps, le renversement est cependant radical. Continue reading

11.5 Besoins ou moyens ? – « La force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres »

Significations du handicap mental : 11.5 Besoins ou moyens ? – « La force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres »

La courbe de la vulnérabilité en fonction de l’âge délimite deux champs distincts, celui qui se trouve sous la courbe, la vulnérabilité, et l’autre qui est au-dessus, la « capabilité ». Travailler à partir de la première est travailler sur les besoins, à partir de la seconde sur les capacités. Les approches d’accompagnement respectives sont fondamentalement différentes, de soin dans un cas, éducative dans l’autre cas. Un accompagnement professionnel misera toujours sur l’une ou l’autre, souvent les deux, et cela en fonction de la situation dans laquelle le patient ou le résident se trouve.

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« Je suis handicapé »

2ème article de la série On m’appelle handicapé

Je suis donc handicapé. Reprenons cette phrase ; qu’est-ce qu’elle veut dire ? Il y a le terme « handicapé », qui vient de l’anglais « handicap », – l’anglais n’utilise d’ailleurs plus ce terme, il parle de « disability », terme à l’origine français, c’est intéressant, cette inversion, n’est-ce pas ? -, « hand in the cap », la main dans le chapeau ou dans la casquette. Au départ, semble-t-il, c’était une sorte de jeu, lors d’un échange d’objets personnels, pour égaliser la différence de valeur. Egaliser les chances, faire de sorte que le jeu reste ouvert, comme au golf, que le plus faible ait la même chance de gagner que le plus fort, au fond, le terme « handicap » pourrait me convenir, d’autant plus que dans le sport c’est le plus fort qui est handicapé.

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Sont-ils différents ?

« Maman, qu’est-ce qu’il a, le monsieur ? ».

La question bien connue posée par l’enfant à sa maman devant une personne handicapée suscite souvent une réponse qu’on pourrait aussi qualifier de classique :

« Ne regarde pas, il est différent. »

Sont-ils vraiment différents ? Et si oui, est-ce une différence quantitative ou qualitative, c’est-à-dire une différence de degré de caractéristiques communes à tous les êtres humains ou, les personnes gravement handicapées, polyhandicapées ou avec diagnostic multiple, autistes ou psychotiques, ont-elles des qualités et caractéristiques propres, supplémentaires ou absentes, qui font que leur humanité ou personnalité ne peut plus être reconnue dans ce qui est commun aux humains ?

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Les besoins fondamentaux de l’individu : Fröhlich, Rosenberg, Maslow et Rawls

La Constitution vaudoise parle résolument de « besoins » des personnes handicapées. Plusieurs auteurs ont formalisés ceux-ci, dont A. Fröhlich (un des fondateurs de la « stimulation basale » d’où le plus proche des « besoins spécifiques des personnes handicapées », notamment des personnes polyhandicapées[1]), M. Rosenberg et A. Maslow.

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