Spiritualité et réligion en institution socio-éducative – Constitution fédérale et Constitution vaudoise

La spiritualité fait partie de la sphère privée des résidents et des travailleurs. Cependant, l’institution en tant que telle, comme chaque groupe de vie ou chaque atelier, comporte une dimension spirituelle. Celle-ci prend notamment forme en la mission et comment cette mission est incarnée, c’est-à-dire en l’éthique défendue et pratiquée.

La Constitution fédérale stipule : Article 15 Liberté de conscience et de croyance :

1 La liberté de conscience et de croyance est garantie.

2 Toute personne a le droit de choisir librement sa religion ainsi que de se forger ses convictions philosophiques et de les professer individuellement ou en communauté.

3 Toute personne a le droit d’adhérer à une communauté religieuse ou d’y appartenir et de suivre un enseignement religieux.

4 Nul ne peut être contraint d’adhérer à une communauté religieuse ou d’y appartenir, d’accomplir un acte religieux ou de suivre un enseignement religieux.

La Constitution vaudoise stipule dans son article 169.1 :

« L’Etat tient compte de la dimension spirituelle de la personne humaine. »

D’autres articles peuvent entrer en ligne de compte quand on parle des besoins des personnes :

Article 9 Dignité humaine

« La dignité humaine est respectée et protégée. »

En conséquence, l’institution, par délégation, est aussi responsable de l’accompagnement spirituel de ses résidents et travailleurs. Cependant, spiritualité n’est pas à confondre avec religion. La spiritualité est plus vaste ; elle englobe tout ce qui touche au sens, à la transcendance, aux valeurs. Concrètement, elle prend forme en l’art, l’éthique et la religion, c’est-à-dire en ce qui est ou qui n’est pas beau, bien ou juste. Tout collaborateur d’une institution socio-éducative comme l’Institution de Lavigny a donc d’une manière ou d’une autre part à la spiritualité de la maison et en est responsable dans l’accompagnement des résidents et travailleurs, au même titre qu’il l’est par rapport à leur santé physique, affective et sociale.

Print Friendly

Laisser un commentaire