Journée de deuil national.
Pasteures, pasteurs, prêtres, diacres et autres ecclésiastiques sont sollicités.
J’en connais.
Tu les connais, Seigneur.
Trouver les bonnes paroles, ta Parole, c’est leur profession.
Professer doivent-ils, dire leur foi, pour que chacun, chacune y trouve sa foi
et puisse nommer ce qui lui pèse sur le cœur.
En la tragédie, dans la rencontre avec les Écritures, avec les témoins qui y ont laissé leur foi, se révèle cette Parole que nous disons tienne, celle dont nous croyons et espérons qu’elle réconforte, console, porte et permet de passer ensemble…
Parole source, parole vie.
Passer, passage ?
De la mort à la vie ?
Mystère.
Il y en a pour lesquels la vie s’est arrêtée, la mort l’a emporté, a, avait le dernier mot.
Silence. Se taire, me taire.
M’incliner devant eux, mamans, papas, frères et sœurs, amis, amies et camarades.
Nous remettre à toi.
Mais parler doivent-ils, elles, ces femmes et ces hommes, qui, en ce jour de deuil national, sont censé de trouver les bonnes paroles, ta Parole.
Je les remets à toi.
Guide-les à travers le silence qui s’ impose.
Et peut-être, de l’autre côté, lueurs de paroles, de sens, dans ce non-sens.
Nous l’appellerions résurrection.
Celle-ci t’appartient.
J’y crois.
Je crois à la vie.
Croire…
Armin Kressmann 2026