Dans une vie, il y a au moins trois temps : un temps de l’imagination reproductrice, un temps de l’imagination productrice et, au-delà de la mort ou face à la mort, un temps de l’œuvre accomplie durant le temps de l’imagination productrice. L’œuvre représente, rend présente, la dimension réparatrice du temps productif. L’imagination productrice est donc réparatrice, devait être réparatrice, face à tous les échecs subis, traumatismes, ou commis, erreurs et fautes, qui s’accumulent tout au long de la vie. (rebondissement à la pensée ricoeurienne ; L’imagination, Seuil 2024)
Armin Kressmann 2025