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clown:transcendance

Quand on n'a plus d'autres possibilités, on devient clown - Entre transcendance immanente et immanence transcendante

Au niveau du sens, le handicap mental et la « folie » nous offrent un champ où transcendance et immanence se fondent dans une sorte de « transcendance immanente ou immanence transcendante ». A l’image du prophète et du fou du roi, ils interpellent et défient à travers une irruption d’altérité le raisonnement de la société et de ses autorités (en démocratie même celle du peuple qui, John Stuart Mill l’a déjà dit, peut aussi virer en « tyrannie de la majorité »). Tout en étant de ce monde, ils évoquent un autre monde. A l’image du fou du roi, ils « risquent aussi leur tête », ce qui s’appelle aujourd’hui « l’eugénisme ». Théologiquement[9], c’est l’humanité de Dieu, – dans l’immanence la transcendance par excellence -, qui s’impose et fait scandale, la croix étant conséquence inéluctable.

Ainsi se retrouvent dans un champ sémantique et de représentations commun la folie, le handicap (l’idiotie et l’épilepsie !), le « Juif » et le Christ, le prophète et le clown, avec historiquement, et c’est intéressant, le « Tzigane » et « l’homosexuel » (la foi et la sexualité étant au plus intime de l’être humain, comme l’amour et la mort).

L’altérité coûte cher !

« Clown wird man erst, wenn man keine andere Möglichkeit mehr hat. » (Johannes Galli)

Le handicap mental : entre immanence et transcendance, autonomie et bienfaisance

clown/transcendance.txt · Dernière modification: 2013/07/10 22:27 par akressmann