La finalité de l’accompagnement spirituel : suis-je quelqu’un même si je ne suis personne ?

L’image que nous avons et que nous nous faisons de l’autre détermine la perception qu’il a de lui-même. Dans l’autre sens, le regard que porte autrui sur nous, nous marque et agit sur l’image que nous avons de nous-même. Axel Honneth parle de « Lutte pour la reconnaissance ».

Chacune des quatre dimensions telles que je les ai développées participe à la constitution et à la construction de la vision que nous avons de nous-même, de la confiance de soi, du respect de soi et de l’estime de soi, pour parler avec Honneth. Et pour chacune des quatre dimensions, j’attribue cet aspect-là de la personne humaine à ce qu’on pourrait appeler son être spirituel[1] : les « répercussions spirituelles » de  ce qui se passe au niveau de mon intégrité physique et psychique, de l’interaction avec les autres, de ma place dans la société et de la perception que j’ai de celle-ci, ainsi que de ce que je pense et que je crois de moi-même au-delà et indépendamment du pur physique, psychique et social.

Cependant, suis-je encore quelqu’un quand mon corps me lâche, quand je me déprécie et quand je me sens inutile et superflu ?

C’est ici que la finalité de l’accompagnement spirituel se révèle.

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Par rapport à la mission des institutions sociales : cohérence et incohérences

Dans un des articles précédents j’ai esquissé, – à partir du concept du triangle pédagogique ou éducatif -, quelques facteurs qui caractérisent les institutions sociales : le cadre institutionnel, la mission et les diverses visions qu’apportent tous ceux et celles qui y vivent et y travaillent. Cohérence y a-t-il, si tout le monde s’y retrouve plus ou moins, et les uns par rapport aux autres :

Des difficultés surgissent quand les visions se contredisent ou quand il y en a qui « sortent du cadre ».

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Par rapport à la mission des institutions sociales

La mission des institutions sociales et de leurs collaborateurs peut être qualifiée de spirituelle, tel que nous avons défini ce terme. Elle englobe donc :

- l’éthique – que devons-nous faire ?

- « l’art » ou la technique, mais cette dernière non pas réduite à sa seule dimension technologique – comment faire ce que nous devons faire ?

- et la « religion » – pourquoi / pour quoi devons-nous faire ce que nous devons faire, ses raisons ultimes ?

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Du triangle éducatif à la pyramide de Maslow

Le triangle éducatif, déduit du triangle pédagogique selon Jean Houssaye, introduit comme tiers le projet éducatif. C’est lui qui devient l’objectif dans un processus éducatif, notamment en institution sociale, où il est de plus en plus formalisé.

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Du triangle pédagogique au triangle éducatif et à la pyramide de Maslow

Revenons au triangle pédagogique de Jean Houssaye dans sa forme la plus élémentaire. Il relie l’apprenant, l’élève, c’est-à-dire le destinataire d’une transmission, à l’enseignant ou formateur d’un côté, au contenu ou savoir à apprendre de l’autre :

Entre le « moi » du formateur et le « toi » du destinataire il y a « lui », le savoir ou le contenu à transmettre du côté formateur et à s’approprier du côté du destinataire. Les liens ou axes de ce que nous pouvons appeler les trois acteurs sont constitués par les relations ou actions suivantes :

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