11.8 Être autrui comme soi-même : entre ado- et abolescence – Le triangle pédagogique

Significations du handicap mental : 11.8 Être autrui comme soi-même : entre ado- et abolescence – Le triangle pédagogique

Pyramide et triangle sont du même ordre ; strictement parlé, la pyramide de Maslow est un triangle. Dans l’éducatif et le pédagogique l’idée de triangle évoque tout de suite les travaux de Jean Houssaye. La pyramide d’Abraham Maslow peut être lue à l’intérieur de son triangle pédagogique : Continue reading

11.4 Un monde à l’envers : l’inversion de la pyramide de Maslow

Significations du handicap mental : 11.4 Un monde à l’envers : l’inversion de la pyramide de Maslow

La pyramide de Maslow et son inversion

La pyramide de Maslow hiérarchise les besoins de l’être humain et les mets en quelque sorte dans une succession comparable au développement du jugement moral de Lawrence Kohlberg.

Les besoins spirituels sont ainsi éloignés des besoins physiques et séparés de ceux-ci par la succession des autres besoins, sécuritaires, psychiques et sociaux. Une conception structurale de l’être humain nous montre cependant que l’a priori d’une succession n’est pas donné, mais que les différents besoins sont au même titre présents tout au long de la vie, s’expriment seulement différemment et à travers d’autres dimensions dans les différents moments de l’existence. Continue reading

Éducation et spiritualité 3 : l’éducatif, le curatif, le thérapeutique et le palliatif

Comme nous l’avons vu dans notre dernier article sur l’éducation et la spiritualité, « Prendre soin et mobiliser les ressources », l’accompagnement socio-éducatif, tout particulièrement de personnes en situation de handicap grave, voire extrême, demande une attention des deux côtés, du côté des soins et de celui de l’éducatif. Maintenant, nous devons différencier les approches davantage :

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La finalité de l’accompagnement spirituel : suis-je quelqu’un même si je ne suis personne ?

L’image que nous avons et que nous nous faisons de l’autre détermine la perception qu’il a de lui-même. Dans l’autre sens, le regard que porte autrui sur nous, nous marque et agit sur l’image que nous avons de nous-même. Axel Honneth parle de « Lutte pour la reconnaissance ».

Chacune des quatre dimensions telles que je les ai développées participe à la constitution et à la construction de la vision que nous avons de nous-même, de la confiance de soi, du respect de soi et de l’estime de soi, pour parler avec Honneth. Et pour chacune des quatre dimensions, j’attribue cet aspect-là de la personne humaine à ce qu’on pourrait appeler son être spirituel[1] : les « répercussions spirituelles » de  ce qui se passe au niveau de mon intégrité physique et psychique, de l’interaction avec les autres, de ma place dans la société et de la perception que j’ai de celle-ci, ainsi que de ce que je pense et que je crois de moi-même au-delà et indépendamment du pur physique, psychique et social.

Cependant, suis-je encore quelqu’un quand mon corps me lâche, quand je me déprécie et quand je me sens inutile et superflu ?

C’est ici que la finalité de l’accompagnement spirituel se révèle.

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Par rapport à la mission des institutions sociales : cohérence et incohérences

Dans un des articles précédents j’ai esquissé, – à partir du concept du triangle pédagogique ou éducatif -, quelques facteurs qui caractérisent les institutions sociales : le cadre institutionnel, la mission et les diverses visions qu’apportent tous ceux et celles qui y vivent et y travaillent. Cohérence y a-t-il, si tout le monde s’y retrouve plus ou moins, et les uns par rapport aux autres :

Des difficultés surgissent quand les visions se contredisent ou quand il y en a qui « sortent du cadre ».

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