Comme nous l’avons vu dans notre dernier article sur l’éducation et la spiritualité, « Prendre soin et mobiliser les ressources », l’accompagnement socio-éducatif, tout particulièrement de personnes en situation de handicap grave, voire extrême, demande une attention des deux côtés, du côté des soins et de celui de l’éducatif. Maintenant, nous devons différencier les approches davantage :
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« Je suis handicapé »
2ème article de la série On m’appelle handicapé
Je suis donc handicapé. Reprenons cette phrase ; qu’est-ce qu’elle veut dire ? Il y a le terme « handicapé », qui vient de l’anglais « handicap », – l’anglais n’utilise d’ailleurs plus ce terme, il parle de « disability », terme à l’origine français, c’est intéressant, cette inversion, n’est-ce pas ? -, « hand in the cap », la main dans le chapeau ou dans la casquette. Au départ, semble-t-il, c’était une sorte de jeu, lors d’un échange d’objets personnels, pour égaliser la différence de valeur. Egaliser les chances, faire de sorte que le jeu reste ouvert, comme au golf, que le plus faible ait la même chance de gagner que le plus fort, au fond, le terme « handicap » pourrait me convenir, d’autant plus que dans le sport c’est le plus fort qui est handicapé.
Du triangle pédagogique au triangle éducatif et à la pyramide de Maslow
Revenons au triangle pédagogique de Jean Houssaye dans sa forme la plus élémentaire. Il relie l’apprenant, l’élève, c’est-à-dire le destinataire d’une transmission, à l’enseignant ou formateur d’un côté, au contenu ou savoir à apprendre de l’autre :
Entre le « moi » du formateur et le « toi » du destinataire il y a « lui », le savoir ou le contenu à transmettre du côté formateur et à s’approprier du côté du destinataire. Les liens ou axes de ce que nous pouvons appeler les trois acteurs sont constitués par les relations ou actions suivantes :
Le triangle pédagogique selon Jean Houssaye
Selon C. Chauvin, « le kit de formation », Issy-les-Moulineaux 2001 ; J. Houssaye, « Le triangle pédagogique », Bern 1992
Axe 1 Processus « Apprendre »
Logique d’apprentissage où on favorise la relation entre l’apprenant et le savoir. Les outils visent à impliquer l’apprenant sur son propre processus d’apprentissage. L’apprenant est invité à « apprendre à apprendre » et à connaître son propre fonctionnement cognitif afin de pouvoir s’autoformer.
Axe 2 Processus « Enseigner »
Le formateur passe un message et un savoir.
Axe 3 Processus « Former »
Cet axe s’appuie sur la relation entre les parties comme source d’apprentissage. C’est le niveau de communication, l’analyse du transfert/contretransfert, l’effet Pygmalion: la perception que le formateur a de l’apprenant conditionne sa capacité à apprendre. Il correspond à l’ensemble des compétences de l’animateur en terme de savoir-être.
Dans une formation, les trois axes sont nécessaires, mais ils sont utilisés en
quantité différente et à des moments différents. Plutôt que s’opposer, ils doivent se compléter, sachant que le processus « Enseigner » et le processus « Former » sont des moyens pour permettre à l’apprenant d’accéder aux processus d’apprentissage et de gérer sa formation de manière autonome (« autoformation »).
Armin Kressmann 2002
Transmission de savoir et catéchèse existentielle
Pourquoi faire du catéchisme ? Qu’est-ce la foi ?
Que voulons-nous transmettre ?
Quelle est la base du travail catéchétique en Eglise ?
La bible ! Jésus Christ !
Tout le monde est d’accord. Mais la bible, Jésus Christ Parole, est-ce parole transmise ou parole incarnée ou parole acte ? Qu’y a-t-il ici et maintenant, parmi nous, pour nous ?

