On l’appelle « théologie négative » ; je n’aime pas ce terme. Pour opposer une vision autre à une théologie affirmative qui risque d’enfermer Dieu en ce qu’il n’est pas, j’utiliserais d’autres termes : mystère, croix, abîme, Dieu caché, incertitude, tâtonnement, et la théologie qui en résulte est mystique, et tournée vers l’éthique, une théologie profondément biblique, celle
- du buisson ardent (Exode 3) et du creux du rocher (Exode 33)
- d’Élie, de la caverne et du « bruissement ténu » (1 Rois 19)
- de Job, juste (plus que Dieu ?)
- du Cantique des cantiques, de la tendresse et de la caresse (Emmanuel Lévinas)
- de Nicodème (Jean 3), de la voix du souffle quand on ne sait pas d’où vient le vent ni où il va
- de Samedi saint, des soins du corps, de ce qui reste, et du tombeau, enfin vide
- de l’Ascension et de Pentecôte, de l’absence de Dieu qui instituent l’homme et qui font de lui avocat de l’homme, à l’image du Paraclet, « imago Dei », autrement
