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avr
29

Médecine, santé et spiritualité : quels besoins spirituels chez les patients ?

« Médecine, santé et spiritualité » – quatrième soirée dans ce cycle de conférences au CHUV, l’hôpital cantonal vaudois à Lausanne : ils étaient cinq conférenciers et chacun/e aurait mérité une soirée pour lui/elle.

Il y avait une unanimité qui m’a surpris : la médecine doit désormais tenir compte de la spiritualité des patients. Comment, c’est encore ouvert. De quoi exactement, règne une certaine confusion. Qu’est-ce que c’est, la spiritualité, plusieurs visions coexistent.

avr
16

Soins et spiritualité : le passage au religieux

Jusqu’ici la série de mes articles sur « Soins et spiritualité » servait de préparation au passage décisif qu’est celui vers le religieux, en tant que concrétisation et institutionnalisation du spirituel. Jusqu’à présent je suis resté ambivalent dans l’utilisation des termes « spirituel » et « religieux ». D’un côté j’ai adopté la vision constructiviste de l’aumônerie des hôpitaux du canton de Vaud défendue notamment par Etienne Rochat, de l’autre côté j’ai maintenu le caractère insaisissable et indéfinissable de la spiritualité, en disant implicitement que définir le spirituel nous fait toujours basculer vers le religieux, avec ou sans Dieu. Chaque définition du spirituel a un côté religieux. Cela est particulièrement le cas là où l’individu donne sa vision du spirituel en disant ce qui compte vraiment dans sa vie, en un moment précis, ce que Paul Tillich a appelé « le souci ultime », « the ultimate concern ». Il transpose la sphère du spirituel qui transcende sa conscience en un champ défini, ses soucis ultimes, qui prennent un caractère plus ou moins religieux, donc, pour lui, absolu.

Pour un adolescent par exemple, les copains, l’amitié, le corps et son état d’âme sont des réalités intouchables et « sacrées » pour lui. Son champ religieux pourrait ainsi se présenter de la façon suivante :

avr
10

Soins et spiritualité : la sphère du spirituel

Dans mon dernier article sur la spiritualité j’ai déployé, – à partir de ce que j’ai appelé les bases anthropologiques du spirituel -, les espaces dans lesquels l’individu (nous-mêmes et nos interlocuteurs que sont les patients, les élèves ou les résidents) pourrait mettre sa conception du spirituel, où il voit la concrétisation de celle-ci, en lui-même, en autrui, dans la relation, au niveau matériel ou immatériel, bref, de quoi « il fait sa religion ». Cela peut être autant son corps, ses biens que son âme ou Dieu, autrui, son environnement, ses relations, « la nature » que lui-même, sa conscience, son inconscient, sa réflexivité. Chaque dimension du « bio, psycho, socio ou spirituel » peut être porteur ou véhicule du spirituel et devenir religieux, concrétisation d’un souci ultime.

mar
27

Soins et spiritualité : sur quoi fonder l’accompagnement spirituel

Pour un chercheur constructiviste comme Etienne Rochat la spiritualité se définit ; d’une manière pragmatique il le fait à travers le STIV, les quatre dimensions que sont 1. la quête de sens (S), 2. le rapport à une transcendance (T), 3. la question de l’identité (I) 4. et les valeurs (V) qu’une personne donnée défend.… Continue reading »

mar
26

Soins et spiritualité : le spirituel face au modèle bio-psycho-social

Dans une formation interne à l’Institution de Lavigny, Etienne Rochat, pasteur et aumônier du site de Plein-Soleil, a présenté un modèle de soins et d’accompagnement de la « personne institutionnalisée » qui ne tient pas seulement compte de ses besoins corporels, psychiques et sociaux, – le modèle bio-psycho-social – , mais aussi de ses besoins spirituels :

Le modèle bio-psycho-social et spirituel est en voie d’implémentation dans divers milieux de soin, notamment les soins palliatifs. L’évaluation structurée de la dimension spirituelle de la personne institutionnalisée peut être associée à une prise en charge et en soin de meilleure qualité.

A partir du constat que la couche biologique, à travers la médecine, est devenue régulatrice du psychique et du social, il se pose la question de la place du spirituel. Ce dernier, dans une approche constructiviste, est volontairement défini comme équilibre composée de ce qui fait

- sens (S)

- transcendance (T)

- identité (I)

- et valeur (V)

pour la personne hospitalisée ou institutionnalisée :

à chaque dimension (S, T, I et V) correspond des besoins et l’équilibre globale des quatre, « le STIV », et ce qu’Etienne Rochat définit et appelle le spirituel (dans la ligne de travaux antérieurs).

La transcendance est le fondement extérieur de la personne, ce qui la fonde et l’enracine au plan existentiel.

L’identité se combine des trois éléments S,T et V, ce qui permet le passage du général au particulier d’une part, les aspects psychosociaux qui permettent un maintien de la singularité de la personne.

La grande nouveauté est maintenant l’introduction du spirituel, à côté du biologique, comme régulateur du psychique et du social.

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