L’assistance au suicide et l’utilitarisme

L’utilitarisme cherche à maximiser le bien-être du plus grand nombre ; dans sa version évoluée il dépasse le pur hédonisme (le plaisir comme principe de vie) en tenant compte du principe de réalité (la résistance de la réalité qui provoque des échecs et des souffrances).

« La bonne décision sera celle qui produit le meilleur rapport bénéfice-dommage ».[1]

« Une action est moralement bonne ou mauvaise uniquement en raison des ses conséquences pour le bonheur des individus concernés, ‘chacun comptant pour un, personne pour plus qu’un autre’ (Bentham). »[2]

« L’utilitarisme … pose une valeur suprême, l’augmentation du bien-être et la diminution de la souffrance de tous les êtres capables de ressentir du plaisir ou de la peine. »[3]

Dans notre situation, le patient souffre, c’est indéniable, il a de la peine ; comment rétablir son bien-être (ou diminuer son mal-être ; nous voyons qu’il y a deux leviers possibles dans une telle approche qui se veut « instrumentale » et presque « matérialiste » : dans un langage systémique et cybernétique on parlerait de rétroaction négative en vue d’une diminution de la souffrance ou d’une rétroaction positive pour renforcer le bien-être) ?

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Régine Scelles (dir.) (2008), Handicap : l’éthique dans les pratiques cliniques. Postface d’Emmanuel Hirsch

Editions érès, Ramonville Saint-Agne, 293 pages

ISBN 978-2-7492-0955-5

Recension publiée dans Bioethica Forum,  Journal Suisse d’Éthique Biomédicale, vol. 2, no. 2, 2009

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Les miracles – définition, hypothèses de travail

Constats, axiomes préalables :

-          Une personne polyhandicapée ne pourra jamais marcher comme moi.

-          Ce qui se passe est plus radical.

-          C’est la raison fondamentale de la croix.

-          Jésus et ses contemporains n’étaient pas dupes.

Hypothèses de travail – hypothèses de vie :

-          Un miracle est un événement extra-ordinaire.

-          Mais les miracles ne sont pas des événements supranaturels.

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Vulnérabilité et capabilité : quand il y a différence – le handicap

La vulnérabilité des personnes en situation de handicap est plus grande, leur vie est plus précaire, c’est une évidence : vulnérabilités physiques, corporelles, sensorielles, troubles psychiques, déficits cognitifs et intellectuels, vieillesse, maladies associées, etc.  Ce qui est surmontable pour une personnes « bien portantes » peut constituer un obstacle insurmontable pour quelqu’un touché par une « déficience », une incapacité, une inaptitude, une différence qui le fait réagir autrement ou que l’empêche d’agir ou de réagir d’une manière adéquate à une situation posée. Son panier de capacités est plus petit, donc sa « capabilité » est réduite.

Ensuite, son parcours de vie est habituellement plus accidenté et ses possibilités de réaction sont affaiblies. Plus vite il y a menace de vie.

Enfin,  son espérance de vie est souvent plus courte, à peine une cinquantaine d’années par exemple pour une personne polyhandicapée.

L’homéostasie, l’équilibre de vie, est plus labile, l’état de bien-être n’est pas au même niveau, tout est plus fragile.

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