Dans un modèle bio-psycho-socio-spirituel une spiritualité bonne et bienveillante enveloppe et soigne

La relation à soi – bio-psycho La relation à l’autre – socio La relation aux relations – spirito
  •  rappelle et se rappelle sa propre dignité (humaine)
  • s’accueille dans sa différence (mêmeté) et son altérité
  • s’accueille dans sa vulnérabilité
  • mobilise sa capabilité (ses capacités)
  • se libère et se fait du bien
  • se met en question et se rassure (se résilie)
  • assume sa faute là où elle-même se rend coupable
  •  rappelle et se rappelle la dignité (humaine) de l’autre
  • accueille autrui dans son altérité et sa différence
  • accueille autrui dans sa vulnérabilité
  • valorise la capabilité d’autrui
  •  libère et fait du bien
  • dérange et arrange, interpelle et rassure selon les besoins
  • dépasse la culpabilité, même quand faute il y a
  •  est sensible à la souffrance, au mal et aux injustices, aux scandales que ceux-ci comportent ; elle les dénonce
  • défend donc des valeurs, une éthique, et donne en conséquence des orientations
  • ne lâche jamais l’espérance, cherche et défend fondamentalement une perspective de vie, se tourne donc vers une réalité ultime et le sens de la vie ; elle les nomme
  • s’inscrit dans une communauté avec une histoire de vie et des personnes de références
  • cherche un positionnement, une attitude d’honnêteté et d’humilité, de confiance, de fidélité raisonnable, de liberté d’esprit, de questionnement et de recherche, de joie et d’espérance face aux incertitudes de la vie Continue reading

La spiritualité dans un modèle bio-psycho-socio-sprirituel

Spiritualité est communication entre corps, communication d’esprit, donc d’être (ni de matière, ni d’information, qui, elles, ne sont que supports et véhicules d’esprit ; voir la distinction entre lettre et esprit de la lettre).

Corps est un moi, un toi, un autre. Spiritualité qualifie le rapport ou la relation à moi, à toi, à l’autre, ainsi que la relation que ceux-ci entretiennent entre eux.

Rapport ou relation, donc spiritualité, il y a dans les quatre dimensions, le bio (corps), le psycho (âme), le socio (collectif – institution – culture) et le spirituel proprement dit, la conception des relations.

Le spirituel est ce qui est « entre », donc les relations et la relation aux relations (leur conception). Elle qualifie les relations comme relation à l’identique – soi ou différent / autre soi, ou comme relation à l’autre – non-soi / tout-autre, et ceci dans les quatre dimensions, ce qui donne pour le spirituel un spirituel du premier ordre, dans l’immanence, la qualité des relations, et un spirituel du second ordre par une métaconception, transcendante,  la qualification des relations par la raison ou par la foi (confiance).

Armin Kressmann 2012

La vulnérabilité – une catégorie morale ? (Nathalie Maillard)

Si vous achetez le livre de Nathalie Maillard[1], vous en aurez au moins trois :

  1.  Une étude approfondie des différentes conceptions de l’autonomie et leur histoire,
  2. la partie sur la vulnérabilité comme nouvelle catégorie morale, tel le titre du livre, mais finalement sans point d’interrogation, et
  3. une confrontation entre la pensée de Paul Ricœur et celle d’Emmanuel Lévinas, toujours dans la même perspective, amenant le lecteur à cette limite qu’est celle entre la philosophie et la théologie (ou le religieux) : le rapport à l’autre quand l’autre est tout-autre.

Le parcours est exigent, mais finalement indispensable si on ne veut plus confondre ni les différentes formes de l’autonomie et celles-ci avec la liberté de choix et l’autodétermination,  ni la vulnérabilité avec la dépendance ou la faiblesse, ni les besoins avec les capacités, etc. etc. L’univers des soins, de l’éducation et de l’enseignement ne pourra qu’en profiter. Ce travail est à faire, d’autant plus que ces différentes notions sont parfois avancées dans les milieux de soin ou d’éducation non pas pour défendre les personne accueillies, mais dans l’intérêt des institutions qui les accueillent.

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Comment définir le professionnalisme de l’accompagnement spirituel dans une perspective chrétienne ?

  • Au centre des préoccupations est la personne.
  • La personne au centre, l’ultime doit aussi être une personne.
  • Une personne, c’est un nom, voire un prénom.
  • Le nom de l’ultime en tant que personne est Dieu. Continue reading

Spiritualité et condition humaine

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Ce site, en quelques mots : une définition simple, mais abstraite (soumise à la discussion), de ce que sont « spiritualité », « handicap », « condition humaine », « art », « éthique » et « religion » :

Spiritualité est ce qui dépasse et englobe. Spiritualité est donc méta : méta immanent et méta transcendant. Ou : spiritualité est relation, perçoit et conçoit ce qui est « entre ».

Ainsi, spiritualité est communication ; communication d’esprit, donc d’être, essentiellement par l’art, l’éthique et la religion. Spiritualité transcende.

Quel rapport ai-je à mon corps (bio), à moi-même (psycho) et  à l’autre (socio et environnemental) et quelles sont les relations ou les corrélations entre ces données ? (1er ordre)

Et comment est-ce que je conçois et je vis ces rapports et corrélations, quelle est la relation que j’entretiens avec les rapports à mon corps, à moi-même, à autrui, au monde et à ce qui est entre eux ? (2nd ordre)

Dans le handicap, en situation de handicap, il y a obstacle dans ces relations. Handicap est donc condition humaine.

L’art illustre ces relations, l’éthique (ou la morale) leur donne une finalité, les ordonne et les subordonne, comme la religion, qui, elle, les personnalise et nomme un ultime.

Armin Kressmann 2012