Significations du handicap mental 4 – Il s’agit d’opérations

Significations du handicap mental : 4 Il s’agit d’opérations

Mais je suis en conséquence attentif à l’opérationnalité, la confirmation, « die Bewährung » (Karl Popper[1]), ce « qui se fait voir dans l’action » (Larousse en ligne ; 5.1.11), « l’ensemble des opérations qu’un outil permet d’exécuter » (Georges Saulus), ce que Daniel Diquemare décrit comme suit :

« L’opérationnalité, plus qu’une méthode ou un outil, est un état d’esprit. C’est d’abord et avant tout la volonté affirmée d’obtenir des résultats concrets et de lutter contre la fatalité (le sujet ne peut pas évoluer, nous n’avons pas les moyens de…).

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Significations du handicap mental 2 – Il s’agit de « profession »

Significations du handicap mental : 2 Il s’agit de « profession »

« Des théories ne se laissent pas vérifier ; mais elles peuvent faire leur preuve. » (Karl Popper[1])

Parler du handicap (mental) n’est pas faire de la science naturelle, comme les débats autour de la « Classification du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) » l’illustrent, même pas faire de la médecine. Le handicap est un phénomène complexe, résultat d’interactions multiples entre ce qu’est un être humain « naturellement » ou biologiquement et le milieu et le contexte dans lesquels il naît, grandit et vit.

Cependant, vivre et travailler avec des personnes en situation de handicap peut se faire aussi dans un esprit de recherche, la volonté de comprendre ce qui se passe, qui nous sommes, les uns et les autres, et pourquoi nous agissons et réagissons tel que nous le faisons.

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Physique moderne et médecine (suite à Carl Friedrich von Weizsäcker)

Suis-je mon médecin ?

Développement des idées de C.F. von Weizsäcker et de quelques perspectives de la physique moderne pour la médecine

L’être humain comme système : santé, guérison, maladie aiguë et chronique, vieillesse et handicap

L’être humain est un système ouvert et dynamique ; il est composé d’éléments et doit, pour survivre, échanger avec son environnement de la matière, de l’énergie et de l’information. En tant qu’adulte en bonne santé il est en équilibre. Physiquement, il maintient matière, énergie et température stables à l’intérieur de certaines limites (homéostasie ; conservation de la matière et de l’énergie, c’est-à-dire de sa capacité de se régénérer et de travailler). Son entropie (la mesure pour le désordre ; S=Q/T, Q chaleur, T température) est minimale et plus ou moins constante, c’est-à-dire il maintient un ordre élevé. Jusqu’à un point donné, son système de régulation lui permet de compenser les changements dans l’environnement et de répondre d’une manière adéquate aux influences et aux agressions éventuelles. Dans ce sens, même la maladie et notamment certains de ses symptômes sont une réponse pour maintenir l’équilibre. Par contre, une fois dépassées certaines limites, le système n’arrive plus à absorber les « agressions » ; il est déséquilibré et peut basculer, ou bien pour atteindre un nouvel équilibre, – généralement moins stable et plus exposé aux influences environnementales -, ou bien pour se désintégrer entièrement, c’est-à-dire il meurt et disparaît. L’entropie augmente.

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Le passage d’un ordre supérieur à un ordre inférieur (c’est-à-dire le désordre augmente et avec lui l’entropie) peut être qualifié de maladie aiguë, le retour de guérison (recon-valescence). Quand le corps se retrouve dans un nouvel équilibre, il est en « santé amoindrie » (et par là avec moins de possibilités de défense contre des influences environnementales néfastes, on pourrait parler d’une « élasticité » plus faible ou d’une « fitness » inférieure, dans une logique darwinienne), dans une maladie chronique quand l’entropie augmente lentement et en situation de handicap quand l’entropie reste stable mais à un niveau plus élevé. Ainsi il existe une différence fondamentale entre maladie et handicap ; une personne handicapée peut être en bonne santé ou être malade. Lors d’une maladie seulement, soit-elle aiguë ou chronique, l’entropie augmente, plus vite dans le premier cas, plus lentement dans le deuxième. En situation de handicap, le niveau d’entropie, même s’il est plus élevé, reste stable. Ce n’est qu’en situation de maladie que le niveau d’entropie se modifie chez une personne handicapée. Le même constat peut être fait pour les personnes âgées.

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Évolution et création – évolutionnisme et créationnisme à l’école

« Nicht Probleme der Naturwissenschaften sind ja zu lösen. » (L. Wittgenstein)

Derrière le débat « Darwin contre Dieu » se cache un combat de pouvoir : dans notre société, quelle est la culture conductrice (« Leitkultur ») ? Qu’est-ce la vérité ? Qui a raison ? L’école n’a pas à trancher ; sa fonction est seulement de (re)mettre chacun à sa place. La théorie de l’évolution appartient à la biologie, le créationnisme à l’histoire de la pensée et à la théologie. Vous pouvez enseigner l’un ou l’autre, mais chacun dans sa branche, avec le recul critique nécessaire, et sans les confondre.

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Le libéralisme et ses problèmes

Une critique du libéralisme pour renouveler le libéralisme, c’est ce que je tente dans mes travaux, parce que je reconnais ses valeurs, liberté et responsabilité, autonomie et autodétermination, mais parce que je connais aussi ses limites. Il a de la peine à penser ce qu’il revendique pour ceux et celles qui ont de la peine, temporairement ou durablement, à penser et à vivre ce qu’il revendique. Et ceux-là sont plus nombreux que le libéralisme veut le faire croire.

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