11.4 Un monde à l’envers : l’inversion de la pyramide de Maslow

Significations du handicap mental : 11.4 Un monde à l’envers : l’inversion de la pyramide de Maslow

La pyramide de Maslow et son inversion

La pyramide de Maslow hiérarchise les besoins de l’être humain et les mets en quelque sorte dans une succession comparable au développement du jugement moral de Lawrence Kohlberg.

Les besoins spirituels sont ainsi éloignés des besoins physiques et séparés de ceux-ci par la succession des autres besoins, sécuritaires, psychiques et sociaux. Une conception structurale de l’être humain nous montre cependant que l’a priori d’une succession n’est pas donné, mais que les différents besoins sont au même titre présents tout au long de la vie, s’expriment seulement différemment et à travers d’autres dimensions dans les différents moments de l’existence. Continue reading

La pyramide de Maslow, selon Abraham Maslow

La théorie de la motivation selon Maslow, avec sa pyramide des besoins, a trouvé sa place en beaucoup de domaines, dont les soins, l’éducation, la vente, le management, etc. Sa conception des besoins, même critiquée, est probablement la plus utilisée. J’en profite aussi dans mes recherches sur la spiritualité et l’accompagnement spirituel, et si ce n’est que pour la contester par moment, notamment sur la hiérarchisation des besoins et, conséquence, la distanciation extrême entre les besoins physiques et les besoins spirituels, « l’accomplissement de soi » dans le vocabulaire maslowien. Ainsi, j’ai inversé sa pyramide et en le faisant rapproché le spirituel du corporel, la transcendance et l’immanence par excellence. Pour ces travaux j’ai essentiellement profité de littérature secondaire, comme on le fait souvent pour des auteurs devenus « classiques ».

Le moment est venu de laisser parler Abraham Maslow lui-même, en citant des extraits de son article de 1943 « A Theory of Human Motivation », repris et traduit en français dans Abraham Maslow ; L’accomplissement de soi, de la motivation à la plénitude ; Eyrolles, Paris 2004, p. 15ss :

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Aventure télévision : Quand le pain n’est que du pain

Dans nos cultes télévisés, sans en faire une sainte cène, nous voulions signifier le fait d’être ensemble, au-delà des différents lieux, par un partage de pain : le même pain partout, confectionné au même lieu, l’institution qui s’associe à la fête. Pour des raisons pratiques ce n’est pas possible ; Continue reading

Sont-ils différents ?

« Maman, qu’est-ce qu’il a, le monsieur ? ».

La question bien connue posée par l’enfant à sa maman devant une personne handicapée suscite souvent une réponse qu’on pourrait aussi qualifier de classique :

« Ne regarde pas, il est différent. »

Sont-ils vraiment différents ? Et si oui, est-ce une différence quantitative ou qualitative, c’est-à-dire une différence de degré de caractéristiques communes à tous les êtres humains ou, les personnes gravement handicapées, polyhandicapées ou avec diagnostic multiple, autistes ou psychotiques, ont-elles des qualités et caractéristiques propres, supplémentaires ou absentes, qui font que leur humanité ou personnalité ne peut plus être reconnue dans ce qui est commun aux humains ?

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Par rapport à la mission des institutions sociales

La mission des institutions sociales et de leurs collaborateurs peut être qualifiée de spirituelle, tel que nous avons défini ce terme. Elle englobe donc :

- l’éthique – que devons-nous faire ?

- « l’art » ou la technique, mais cette dernière non pas réduite à sa seule dimension technologique – comment faire ce que nous devons faire ?

- et la « religion » – pourquoi / pour quoi devons-nous faire ce que nous devons faire, ses raisons ultimes ?

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