11.7 Quand le corps est esprit II – Handicap, structure, religion

Significations du handicap mental : 11.7 Quand le corps est esprit II – Handicap, structure, religion

Le corps est l’esprit et l’esprit le corps. Nous pouvons par une autre approche que l’inversion de la pyramide de Maslow arriver au même résultat. Dans sa particularité le polyhandicap nous confirme dans notre constat. Continue reading

11.4 Un monde à l’envers : l’inversion de la pyramide de Maslow

Significations du handicap mental : 11.4 Un monde à l’envers : l’inversion de la pyramide de Maslow

La pyramide de Maslow et son inversion

La pyramide de Maslow hiérarchise les besoins de l’être humain et les mets en quelque sorte dans une succession comparable au développement du jugement moral de Lawrence Kohlberg.

Les besoins spirituels sont ainsi éloignés des besoins physiques et séparés de ceux-ci par la succession des autres besoins, sécuritaires, psychiques et sociaux. Une conception structurale de l’être humain nous montre cependant que l’a priori d’une succession n’est pas donné, mais que les différents besoins sont au même titre présents tout au long de la vie, s’expriment seulement différemment et à travers d’autres dimensions dans les différents moments de l’existence. Continue reading

Dans un modèle bio-psycho-socio-spirituel une spiritualité bonne et bienveillante enveloppe et soigne

La relation à soi – bio-psycho La relation à l’autre – socio La relation aux relations – spirito
  •  rappelle et se rappelle sa propre dignité (humaine)
  • s’accueille dans sa différence (mêmeté) et son altérité
  • s’accueille dans sa vulnérabilité
  • mobilise sa capabilité (ses capacités)
  • se libère et se fait du bien
  • se met en question et se rassure (se résilie)
  • assume sa faute là où elle-même se rend coupable
  •  rappelle et se rappelle la dignité (humaine) de l’autre
  • accueille autrui dans son altérité et sa différence
  • accueille autrui dans sa vulnérabilité
  • valorise la capabilité d’autrui
  •  libère et fait du bien
  • dérange et arrange, interpelle et rassure selon les besoins
  • dépasse la culpabilité, même quand faute il y a
  •  est sensible à la souffrance, au mal et aux injustices, aux scandales que ceux-ci comportent ; elle les dénonce
  • défend donc des valeurs, une éthique, et donne en conséquence des orientations
  • ne lâche jamais l’espérance, cherche et défend fondamentalement une perspective de vie, se tourne donc vers une réalité ultime et le sens de la vie ; elle les nomme
  • s’inscrit dans une communauté avec une histoire de vie et des personnes de références
  • cherche un positionnement, une attitude d’honnêteté et d’humilité, de confiance, de fidélité raisonnable, de liberté d’esprit, de questionnement et de recherche, de joie et d’espérance face aux incertitudes de la vie Continue reading

Significations du handicap mental 7 – Il s’agit d’un blog, d’une « web-logique »

Significations du handicap mental : 7 Il s’agit d’un blog, d’un « web-log », d’une « web-logique »

Apprivoiser le phénomène handicap (mental) et le comprendre, – qui veut dire me découvrir dans la confrontation avec lui -, est flexion, tendre vers la personne handicapée, aller à sa rencontre, et ré-flexion, prendre du recul, non pas pour prendre l’autre avec soi, com-préhension, mais se retrouver soi-même devant soi-même, ap-préhension,« saisie au corps »[1] (« bangen », dans sa dimension du souci de soi-même et de l’autre quand il n’y pas prise directe de l’un sur l’autre, donc dans l’impuissance et une certaine angoisse ou crainte). La compréhension se joue au moment de la rencontre, l’appréhension au moment de la réflexion (et de la « pré » ou « anté-flexion », dans le préliminaire) ; ce n’est en conséquence pas dans la réflexion qu’il y a compréhension, mais lors de l’action (sur le seuil, le « limen », dans le rite, « rt- », l’articulation). Éthique, – dans le sens du faire, et non pas du devoir faire -, et compréhension deviennent corollaires, éventuellement identiques ; le pas scientifique est méta-éthique, hors compréhension de l’autre qu’est la personne rencontrée, n’a pour objet donc pas l’autre, mais le soi de celui qui réfléchit. Le travail scientifique en la matière est un travail sur soi-même, celui-ci toujours à comprendre, et, une fois compris, peut-être apte à être avec l’autre, dans son altérité, et apte à agir d’une manière adéquate, c’est-à-dire conforme aux besoins des acteurs impliqués dans la rencontre. Celui qui est à saisir et à comprendre est soi-même, afin qu’il puisse se prendre, entièrement com-prendre, – sans aliénation, mais con-scient de soi -, dans la (prochaine) rencontre.

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Situations extrêmes, soins palliatifs, accompagnement spirituel : quand le père est censé être mère

Aux frontières de la vie, en son début et vers sa fin, en situation extrême, repliés sur nous-mêmes, par la maladie, la souffrance, le handicap sévère, nous sommes terriblement seuls. Aucune logique ne peut consoler celui qui souffre ; nu, les cris et les soupirs, les angoisses et les effrois, les regards et les silences n’appellent qu’une chose, une chose qui n’est pas une chose :

la mère,

celle dont il fallait ou il faudra se séparer un jour, dont il faut, il faudrait au moins, s’émanciper pour devenir ce que nous appelons « soi-même ».Soi-même, qui es-tu quand tu n’es plus toi-même, qui es-tu quand tu n’as jamais pu devenir toi-même ? En situation extrême, les cris et les soupirs, si ce n’est pas le mal et les douleurs qu’ils expriment, c’est  l’appel à la mère, en situation de handicap extrême, souvent, par la force des choses, la mère absente. En situation de handicap, si présente la mère est, on lui reproche d’être trop présente, « fusionnelle », si absente elle est, parce qu’elle ne supporte plus les cris de son enfant, et ses souffrances, on l’accuse d’abandon. Quel choix la mère a-t-elle, quand son enfant n’est pas lui-même, ne peut pas devenir un soi-même ? L’enfant crie, et la maman répond, jusqu’à ce qu’elle ne peut plus répondre, jusqu’à ce qu’elle n’en peut plus.

Un jour, quand l’enfant crie, cet enfant qui est encore un enfant ou qui n’est plus un enfant, un jour, c’est le père, s’il est encore là, avec la maman et son enfant, qui doit, qui devrait répondre.

Un jour, quand l’enfant fait appel au mythos[1], c’est le logos qui répond.

Mais logos n’est logos que pour celui qui comprend ce qu’est le mythos, présence de l’autre quand l’autre est absent, parole, quand les mots n’expliquent rien, sens devant et dans le non-sens, une logique d’un autre ordre, une logique quand on dit : « Ce n’est pas logique », cette logique qui fait que la logique n’est pas seulement logique, mais fait du sens : l’esprit, au-delà des lettres et des mots. Continue reading