Dans son livre « Où va la philosophie – Et d’où vient-elle ? » (Baconnière, Neuchâtel 1985, p. 119s), le philosophe Jean-Claude Piguet décrit l’approche de celui qu’il appelle Wittgenstein II comme suit : « Wittgenstein substitue … au langage entendu comme système formel (univoque) de formes vides (univoques elles aussi) une pluralité de langages entendus comme systèmes… Continue reading »
juil
29
La condition humaine et le handicap (définition)
« La condition[1] humaine » et « être en situation de handicap » sont des concepts proches. Les deux font référence d’une part à un état naturel de l’être humain, – ce qu’il est biologiquement et ce qu’il devient physiquement (tout « handicap » est en principe physique, aussi les handicaps sensoriels et les handicaps mentaux – « les enfants intellectuellement retardés », comme… Continue reading »
juil
20
« Personnes mentalement handicapées »
Nous n’avons pas, nous n’avons plus de mot pour nommer les personnes mentalement handicapées. Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose. Elles font partie des personnes handicapées, c’est une évidence, des personnes qui par une propriété donnée, un déficit ou une incapacité peuvent se retrouver, pour ne pas dire sont… Continue reading »
juil
07
« Handicap » – Définitions
C’est l’institution qui handicape – La définition du handicap (CIF) Axiomes et postulats sur le handicap De qui parlons-nous ? Le terme, son origine, sa définition Handicap mental – Définition Définition du handicap selon la CIF (Classification Internationale des Fonctions) Déficit, incapacité et handicap – « impairment – disability – handicap » Retard mental (« Handicap mental » ;… Continue reading »
juil
03
Communiquer avec des personnes mentalement handicapées – « Jeux de langage » (Ludwig Wittgenstein)
La communication avec des personnes mentalement handicapées est complexe, compliquée et difficile. Recourir à la notion de communication non-verbale, me semble-t-il, ne suffit pas. La simple distinction entre communication verbale et communication non-verbale ne correspond pas à la réalité qui, elle, comporte du verbal et du non-verbal, et si ce n’est que de la part des accompagnants. Les personnes aphasiques et même polyhandicapées, les personnes lourdement handicapées « comprennent » du verbal comme du non-verbal. Décisif par contre est une autre question : dans quelle mesure les moyens de communication de ces personnes font-ils partie de ce que nous pouvons appeler notre langage, notre culture ? Leur communication, est-ce une réduction de la nôtre ou ont-elles leur propre langage, voire leur propre culture ? Leur raison, encore une fois, est-ce déraison par rapport à notre raison ou raison autre, distincte de la nôtre, mais, en principe, logique, dans leur logique ? Je tends vers cette dernière vision : les personnes mentalement handicapées développent leurs codes de communication, dans le réseau de communication, notamment familial, qui est le leur. Donc, comment se retrouver dans un univers commun, « personnes handicapées » et nous, « les autres » ? De notre côté, de nous des autres, se pose d’ailleurs la même problématique : nos langages et nos règles de communication, sont-elles normalisables, se laissent-elles vraiment représenter par une grammaire commune ? Qu’est-ce qui l’emporte dans notre communication, le général, l’universel, le même ou le particulier, le spécifique, le circonstanciel ?
Pour sortir de ces impasses il faudrait trouver un universel au-delà des langages et du langage.