Fêtes chrétiennes et condition humaine (ou handicapée) – Pour une déontologie du spirituel

Dans la pratique éducative, dans l’accompagnement et dans la formation des personnes accueillies en institution, même dans le religieux sont d’abord à relever sa dimension et sa fonction pédagogiques (ou éducatives) et philosophiques (ou théologiques), avant son aspect proprement religieux, c’est-à-dire la célébration en actes et en paroles d’une réalité reconnue comme absolue et ultime (par ailleurs, parler de Dieu est justement refuser de reconnaître une réalité autre qu’absolue comme absolue et ultime). Je défends donc en tant qu’aumônier une pratique religieuse contrôlée et consciemment réfléchie, d’abord et aussi pour des raisons pédagogiques et éducatives. Les fêtes chrétiennes nous offrent une pratique dans une telle perspective, la structuration dans le temps, l’espace et l’esprit des questions ultimes issues de la confrontation avec la vie et la mort, le bonheur, le malheur et la souffrance, la justice, l’injustice, les conflits et la paix, l’origine et l’au-delà, finalement des pistes pour scruter le sens de la vie.

Tableau des fêtes chrétiennes, leur sens biblique, leur signification et leur fonction pédagogique et socio-éducative (fichier .pdf)

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Miracle et sens de la vie

« Im Wunder selbst soll Sinn gefunden werden. »

écrit Walter Schmithals, Wunder und Glaube, Neukirchen 1970, p. 24

« C’est dans le miracle que du sens doit être troué. »

Cette affirmation, – quand nous prétendons que l’événement du miracle est événement « ordinaire » ayant lieu dans le monde et que c’est seulement le regard sur l’événement qui le rend extraordinaire, donc miracle -, est-elle en contradiction avec la conviction que nous avons exprimée en disant que « le sens est hors monde et le transcende » ?

Je pense que non. Pourquoi ?

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