Modèle bio-psycho-social

« The dominant model of disease today is biomedical, and it leaves no room within this framework for the social, psychological, and behavioral dimensions of illness. A biopsychosocial model is proposed that provides a blueprint for research, a framework for teaching, and a design for action in the real world of health care. »

George L. Engel ; The need for new medical model : A challenge for biomedecine ; Science Vol. 196, p. 129-136 (1977)

“The biopsychosocial model (abbreviated « BPS ») is a general model or approach that posits that biological, psychological (which entails thoughts, emotions, and behaviors), and social factors, all play a significant role in human functioning in the context of disease or illness. Indeed, health is best understood in terms of a combination of biological, psychological, and social factors rather than purely in biological terms. This is in contrast to the traditional, reductionist biomedical model of medicine that suggests every disease process can be explained in terms of an underlying deviation from normal function such as a pathogen, genetic or developmental abnormality, or injury.”

Biopsychosocial model ; Wikipédia (9.11.11)

« Le modèle bio-psycho-social », avec extension au spirituel, sur ce site ethikos.ch

« Être belle est un handicap pour certains postes »

Dans un article récent j’ai constaté qu’on peut se retrouver en situation de handicap indépendamment des ses propres qualités et que même la beauté peut exposer une personnes à des réactions telles qu’elle est discriminée :

« Toute différence qui met quelqu’un hors norme peut l’amener aussi en situation de handicap », disais-je.

Ceci est confirmé par le quotidien « 24heures » dans son supplément « Emploi » du 19 août 2010, qui intitule :

« Être belle est un handicap pour certains postes »

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L’espace intermédiaire et le jeu : « Jouer, c’est faire » – Donald W. Winnicott

L’environnement joue dans la conception actuelle de la réalité du handicap un rôle prépondérant : une personne telle qu’elle est, avec ses forces et ses faiblesses, ses capacités et ses déficiences, est handicapée seulement quand un facteur environnemental la met « en situation de handicap ». C’est alors un obstacle, – physique, psychique, institutionnel, etc., un facteur extérieur à la personne, « posé devant elle », ob-stacle, insurmontable pour elle avec ses déficiences -, qui provoque ce que nous appelons aujourd’hui « handicap ». L’environnement, l’espace qui entoure la personne, est en conséquence constitutif, pas seulement du handicap, mais de la personne en elle-même.

« De tout individu ayant atteint le stade où il constitue une unité, avec une membrane délimitant un dehors et un dedans, on peut dire qu’il y a une réalité intérieure, un monde intérieur, riche ou pauvre, où règne la paix ou la guerre. …

Si cette double définition (dedans et dehors, AK) est nécessaire, il me paraît indispensable d’y ajouter un troisième élément : dans la vie de tout être humain, il existe une troisième partie que nous ne pouvons ignorer, c’est l’aire intermédiaire d’expérience à laquelle contribuent simultanément la réalité intérieure et la vie extérieure. » (Donald W. Winnicott ; Jeu et réalité ; L’espace potentiel ; Gallimard, Paris 1975, p. 29s)

Pour Winnicott, cet espace, « l’aire intermédiaire d’expérience », est constitué à partir des « objets transitionnels », qui « sont là, à la place du sein » (p. 31)  maternel, et des « phénomènes transitionnels » où le jeu prend une place primordiale :

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« Personnes en situation de handicap » – De qui parlons-nous ?

Celui qui entreprend de réfléchir et d’écrire sur le handicap, plus particulièrement sur le handicap mental, se voit tout de suite confronté à des mécanismes innés au phénomène qu’il veut aborder. Son environnement social, professionnel voire académique, – s’il ne fait pas lui-même partie du champ du handicap -, projette sur lui les concepts, les jugements et les préjugés dont sont exposées les personnes en situation de handicap. A priori l’environnement ne se rend pas compte de la portée générale d’un tel travail. Quand on parle du handicap, on parle d’une marge, qu’on considère comme marginale, dans le sens d’intérêt mineur, et qu’on néglige ou, ce qui vient au même, qu’on glorifie dans sa marginalité, ce qui est un mécanisme pour le rendre exceptionnel, donc de nouveau marginal. Très vite l’auteur se voit amené à justifier ce qu’il fait, à se justifier lui-même, – ce que je suis en train de faire -, et tente de prouver que ce qu’il dit ou ce qu’il dira concerne tout le monde, tout être humain, toute société, toute institution sociale. Pour pouvoir argumenter et pour être entendu dans son argumentation il doit remonter à l’essence même de ce qui fait un être humain et une personne. Consciemment ou inconsciemment le public auquel il s’adresse conteste la personnalité, voire l’humanité de ceux dont il est question et par conséquent la pertinence d’un travail sur le handicap pour l’homme (humain – « Mensch ») en tant qu’homme.

Il y a des humains parmi nous qui pour avoir le droit à une vie humaine dans des conditions humaines doivent prouver leur humanité ! Cette tâche est telle qu’ils risquent de s’y perdre avant même d’accéder à une vie humaine décente.

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