Significations du handicap mental : 11.17 Assumer les situations extrêmes : voir la personne au-delà de l’échec de l’éthique
Voir la personne au lieu de « son handicap », – la paralysie, la folie, la cécité, la maladie, le fauteuil roulant, la canne, la bave, les cris ou les décompensations -, est vaincre la diffraction éthique et supporter les situations extrêmes :
entrer dans l’histoire et la situation dramatiques de celui qui « nous met » devant l’échec (donc nous « institue » dans l’échec), se retrouver ensemble en une histoire commune, partager l’impuissance si c’est nécessaire, porter le fardeau de la faute (institutionnellement ! l’institution est coupable, par principe, ce qui ne disqualifie pas son travail et ses ambitions, au contraire), découvrir l’être nouveau de Tillich, peut-être, le résident comme épiphanie, comme manifestation de l’ultime qui nous fait le cadeau, la grâce de se révéler à nous dans son mystère, cet ultime qui est aussi au fond de moi-même dans ma fragilité et ma culpabilité. Continue reading