11.12 L’accompagnement spirituel I – Saisir le bruit du silence ténu !

Significations du handicap mental : 11.12 L’accompagnement spirituel I – Saisir le bruit du silence ténu !

Saisir le bruit du silence ténu ! comme le prophète Elie (bible, premier livre des Rois, chapitre 19), c’est ce à quoi nous sommes invités quand la compréhension, la saisie, la lecture, l’interprétation d’une situation qui nous plonge dans la déprime nous laisse sans mots, quand la parole fait défaut, tout particulièrement dans les fracas des situations extrêmes.

A Wittgenstein et son

« Wovon man nicht sprechen kann, darüber muss man schweigen. » (Tractatus 7.)

je répondrais :

„Wo man nicht sprechen kann, da muss man hinstehen“, Continue reading

11.10 La condition humaine comme condition judéo-chrétienne

Significations du handicap mental : 11.10 La condition humaine comme condition judéo-chrétienne

La tradition judéo-chrétienne déduit la dignité humaine de l’imago dei, de la conviction que l’homme est image de Dieu, à reconnaître et à protéger en tant que telle. Source première est évidemment le récit de la création en Genèse 1,26s où Dieu (se) dit :

« Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » (TOB)

Par rapport à ce verset la TOB note en bas de page :

« Les termes image et ressemblance définissent l’homme (l’homme et la femme comme le souligne le v. 27) » (traduction œcuménique de la bible, note r)

« Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa. » (Genèse 1,27)

Dans le Nouveau Testament l’affirmation de la Genèse est parfois lue au niveau anthropologique (1 Corinthiens 11,7), Continue reading

11.9 La condition handicapée comme condition humaine

Significations du handicap mental : 11.9 La condition handicapée comme condition humaine ou La condition humaine comme condition handicapée

Le handicap lourd ou sévère convoque Dieu, sinon, au moins la question de Dieu. Il le fait autant pour ceux qui y sont confrontés pour la première fois, que pour ceux qui l’accompagnent tous les jours. Il le fait autant pour ceux qui se déclarent croyants que pour ceux qui se disent agnostiques ou athées. Comment ? Continue reading

11.2 « cif-ler » : la Classification Internationale du Fonctionnement, de la santé et du handicap

Significations du handicap mental : 11.2 « cif-ler » : la Classification Internationale du Fonctionnement, de la santé et du handicap

Le besoin de classifier, de distinguer entre le normal et l’anormal, émerge, à la fin du 19ème et le début du 20ème siècle, du côté médical, pour des raisons de santé publique, les différentes causes de mortalité, du côté pédagogique, pour connaître les enfants « scolarisables ».

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11 Les thèmes : pour une éthique professionnelle

Significations du handicap mental : 11 Les thèmes

J’arrive à ce qu’on pourrait appeler une « éthique professionnelle », un art des métiers, et technique et confessant[1], un « savoir danser avec », théo-logique là où il accepte l’ultime comme partenaire, ose l’affronter et le penser, une éthique de la rencontre de l’Autre par l’expérience de l’autre, en l’occurrence de la personne (mentalement) handicapée et de son accompagnant. J’insiste sur le fait artistique ou artisanal. Il art-icule savoir, savoir faire, savoir être et être. Il exige un savoir faire, une technique bien précise, une déontologie, un devoir professionnel, ce que nous appelons du professionnalisme, – une « qualité (d’une activité) garantie par l’appartenance à une profession »[2] -, mais aussi un savoir être, voire même un être qui transcende le professionnalisme et devrait en principe le précéder. C’est ce dernier qui rend possible, en le domaine qui nous occupe, une rencontre vraie entre résident et accomapgnant, interhumaine et interpersonnelle, tout ce dont dépend la finalité de l’exercice de la profession qu’est « l’éducation », le travail sur la « capabilité » du résident. Sans lui, le résident est réduit à un objet et l’institution à une usine. C’est d’ailleurs le danger qui guette un professionnalisme se limitant aux techno-sciences, tout ce qui est maîtrisable, mesurable, quantifiable et contrôlable, donc sa partie purement métier, ce qui est outil et moyen en négligeant son fondement et sa finalité. La dignité de l’être humain, valeur première et dernière souvent avancée dans les soins et l’éducation, échappe à la pure technique et la dépasse. Le « oui » ou le « non » d’une application technique ne faitt pas partie de la technique. Une danse ne se réduit pas à ses pas de danse ; ce qui l’anime vient d’ailleurs.

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