Ascèse, mystique, vie cultuelle, rites, art religieux, pensée religieuse, méditation, prière et finalement diaconie et engagement social (et écologique) forment un ensemble.
Pour la pensée religieuse, cet ensemble constitue le tissu fondamental de la vie, autant individuelle que collective, et cela aussi pour la vie publique. Qu’on le veuille ou non, spiritualité et religion s’imbriquent ; leur séparation reste difficile, voire impossible. En témoignent les termes qui rapprochent la vie privée et le travail : « profession » peut dire et métier et confession de foi ; en allemand, « Beruf », métier ou profession, est de la même racine que « Berufung », vocation (appel, « Ruf »).
Dans les déontologies professionnelles les deux, métier et vocation, sont toujours présents, et dans le socio-éducatif et le socio-médical, malgré la « professionnalisation » de ces dernières décennies, personne ne voudrait réduire la profession à sa seule dimension technique et faire du vis-à-vis humain un pur « objet », ni faire du paysage institutionnel un pur « marché ».