11.6 Quand le corps est esprit I : « Je boite, donc je suis »

Significations du handicap mental : 11.6 Quand le corps est esprit I – « Je boite, donc je suis. »

Je ne suis évidemment pas le premier qui rapproche corps et esprit. Même pour Freud Michel Onfray parle d’un « Freud somatisant »[1]. Pour une vision maslowienne dominante qui hiérarchise les besoins et privilégie le corps, le renversement est cependant radical. Continue reading

Significations du handicap mental 8 – Toile-tage

Significations du handicap mental : 8 Toile-tage

Nous devons maintenant compléter les raisons fondamentales évoquées pour  travailler sur l’Internet par quelques considérations subsidiaires et plus pratiques.

Dans une longue interview donnée et publiée sur le site Internet « actu-philosophia.com » le philosophe Jacques Darriulat dit par rapport à son propre site, « jdarriulat.net », et les raisons pour lesquelles il publie prioritairement sur l’Internet :

« Un auteur veut surtout que son texte vive, c’est-à-dire qu’il soit lu, qu’il donne à penser à de nombreux lecteurs …

La Toile est une extraordinaire invention : non seulement l’outil de recherche, qui dépasse largement en puissance tout ce qu’on a connu auparavant, mais aussi la possibilité de diffusion des textes. Sur la Toile, j’ai la possibilité de publier ce que je veux, quand je veux, sous la forme que je veux. » (17.2.11)

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Significations du handicap mental 7 – Il s’agit d’un blog, d’une « web-logique »

Significations du handicap mental : 7 Il s’agit d’un blog, d’un « web-log », d’une « web-logique »

Apprivoiser le phénomène handicap (mental) et le comprendre, – qui veut dire me découvrir dans la confrontation avec lui -, est flexion, tendre vers la personne handicapée, aller à sa rencontre, et ré-flexion, prendre du recul, non pas pour prendre l’autre avec soi, com-préhension, mais se retrouver soi-même devant soi-même, ap-préhension,« saisie au corps »[1] (« bangen », dans sa dimension du souci de soi-même et de l’autre quand il n’y pas prise directe de l’un sur l’autre, donc dans l’impuissance et une certaine angoisse ou crainte). La compréhension se joue au moment de la rencontre, l’appréhension au moment de la réflexion (et de la « pré » ou « anté-flexion », dans le préliminaire) ; ce n’est en conséquence pas dans la réflexion qu’il y a compréhension, mais lors de l’action (sur le seuil, le « limen », dans le rite, « rt- », l’articulation). Éthique, – dans le sens du faire, et non pas du devoir faire -, et compréhension deviennent corollaires, éventuellement identiques ; le pas scientifique est méta-éthique, hors compréhension de l’autre qu’est la personne rencontrée, n’a pour objet donc pas l’autre, mais le soi de celui qui réfléchit. Le travail scientifique en la matière est un travail sur soi-même, celui-ci toujours à comprendre, et, une fois compris, peut-être apte à être avec l’autre, dans son altérité, et apte à agir d’une manière adéquate, c’est-à-dire conforme aux besoins des acteurs impliqués dans la rencontre. Celui qui est à saisir et à comprendre est soi-même, afin qu’il puisse se prendre, entièrement com-prendre, – sans aliénation, mais con-scient de soi -, dans la (prochaine) rencontre.

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Fêtes chrétiennes et condition humaine (ou handicapée) – Pour une déontologie du spirituel

Dans la pratique éducative, dans l’accompagnement et dans la formation des personnes accueillies en institution, même dans le religieux sont d’abord à relever sa dimension et sa fonction pédagogiques (ou éducatives) et philosophiques (ou théologiques), avant son aspect proprement religieux, c’est-à-dire la célébration en actes et en paroles d’une réalité reconnue comme absolue et ultime (par ailleurs, parler de Dieu est justement refuser de reconnaître une réalité autre qu’absolue comme absolue et ultime). Je défends donc en tant qu’aumônier une pratique religieuse contrôlée et consciemment réfléchie, d’abord et aussi pour des raisons pédagogiques et éducatives. Les fêtes chrétiennes nous offrent une pratique dans une telle perspective, la structuration dans le temps, l’espace et l’esprit des questions ultimes issues de la confrontation avec la vie et la mort, le bonheur, le malheur et la souffrance, la justice, l’injustice, les conflits et la paix, l’origine et l’au-delà, finalement des pistes pour scruter le sens de la vie.

Tableau des fêtes chrétiennes, leur sens biblique, leur signification et leur fonction pédagogique et socio-éducative (fichier .pdf)

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Significations du handicap mental 1 – Le sujet

Significations du handicap mental : 1 Le sujet

« La première apparition du nouveau, c’est l’effroi. » (Heiner Müller)

« … aucune éthique ne peut se permettre de laisser hors de soi une part de l’humain, si ingrate soit-elle, si pénible à regarder. » (Giorgio Agamben)

« La série est toujours une série d’exceptions » (Slavoj Zizek suite à Jacques Lacan)

Mon travail traite la condition humaine, sous l’aspect du handicap : ce que je suis se confronte à un ob-stacle, une réalité, souvent institutionnelle, posée devant moi et que je ne peux pas surmonter seul. L’obstacle, s’il est normatif, est posé arbitrairement. Une fonction sociale, assumée par une multitude d’institutions, définit de quel côté de la norme je me retrouve, dedans, dans la normalité, ou dehors, hors norme, donc anormal. Cette fonction d’inclusion ou d’exclusion est traditionnellement celle du prêtre.

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