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juil
21

Les « capabilités » selon Martha Nussbaum

Amartya Sen parle de « capabilité », l’ensemble des fonctionnements potentiellement accessible a une personne, que ceux-ci soient réalisés ou non.

Martha Nussbaum à son tour, suite au travaux d’Amarty Sen, parle de « capabilités humaines » au pluriel,

« what people actually are able to do and to be, in a way informed by an intuitive idea of a life that is worthy of the dignity of the human being. I identify, dit-elle, a list of central human capabilities, arguing that all of them are implicit in th idea of a life worthy of human dignity. » (Frontiers of Justice ; Harvard University Press , Cambridge 2007, p. 70)

La théorie de justice de Martha Nussbaum, dans la ligne de Rawls et de Sen, accorde à chaque personne le droit à réaliser sa ou ses « capabilités ».

Ce qui est intéressant dans cette approche, – par rapport à une logique des besoins, Maslow, Rosenberg, etc., qui part d’un déficit à combler, donc une logique plutôt médicale et de soins parlant de vulnérabilité -, est le principe de potentialités, de capacités potentielles à réaliser. Nous sommes en conséquence plutôt dans une logique sociale et éducative, plus proche de ce que veut atteindre la CIF, la Classification Internationale du Fonctionnement, de la Santé et du Handicap.

mar
10

Régine Scelles (dir.) (2008), Handicap : l’éthique dans les pratiques cliniques. Postface d’Emmanuel Hirsch

Editions érès, Ramonville Saint-Agne, 293 pages

ISBN 978-2-7492-0955-5

Recension publiée dans Bioethica Forum, Journal Suisse d’Éthique Biomédicale, vol. 2, no. 2, 2009

jan
10

Kant et le handicap : « Fondements de la métaphysique des mœurs », « Übergang von der gemeinen sittlichen Vernunfterkenntnis zur philosophischen »

« Grundlegung zur Metaphysik der Sitten »[1]

Erster Abschnitt

Übergang von der gemeinen sittlichen Vernunfterkenntnis zur philosophischen

„Es ist überall nichts in der Welt, …, was ohne Einschränkung für gut könnte gehalten werden, als allein ein GUTER WILLE.“ p. 28

Le bien, ce qui est bon, sans restriction, c’est la bonne volonté (je reprends le texte avec mes mots, sans consulter en principe la traduction française « officielle »).

Constatons tout de suite que celle-ci est indépendante du niveau intellectuel. On peut la trouver chez tout le monde.

Aussi, me semble-t-il, Kant fait le pont entre le bien et, on verra par la suite, la justice. Y a-t-il ici déjà le lien entre les deux principes qui nous préoccupent, l’autonomie et la bienfaisance ?

déc
14

La « capabilité »

L’approche que j’ai retenue se concentre sur notre « capabilité » de réaliser les fonctionnements valorisés dont est faite notre existence, et, plus généralement, sur notre liberté de promouvoir les objectifs que nous avons des raisons de valoriser. Amartya Sen, Repenser l’inégalité Note du traducteur : La mot capability existe en anglais …et signifie « capacité », « aptitude », « possibilité »,… Continue reading »

déc
14

La vulnérabilité

La vulnérabilité indique que la santé, la capacité à s’autodéterminer ou un rapport réussit à soi-même ne sont jamais que possibles. Au-delà de la précarité première de sa vie corporelle, l’effectivité et la disponibilité d’aucune des caractéristiques ou capacités spécifiques auxquelles nous nous référons pour dire ce qu’est l’homme ne sont jamais assurées. … À… Continue reading »