1er article de la série On m’appelle handicapé
On m’appelle « handicapé » ; je ne sais pas ce que cela veut dire. Mais, intuitivement, je n’aime pas ce terme, parce que, quand il est prononcé, il y a quelque chose qui ne joue pas[1]. Je le ressens, les gens se gênent. D’ailleurs, ils sont toujours mal à l’aise voire dégoûtés quand ils me rencontrent pour la première fois. Je me souviens encore de ce jour où le Conseil de fondation de l’institution dans laquelle je vis nous a rendu visite et comment certains de ces messieurs, banquiers, architectes ou notaires, étaient mal pris. Alors, qui est handicapé ?