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	<title>Commentaires pour ethikos - le blOg de lÔtre</title>
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	<description>handicap, éthique, spiritualité et religion, soins et médecine</description>
	<lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 13:04:51 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Commentaires sur Turbulences ; Les Réformés en crise (Pierre Glardon et Eric Fuchs) par Rossier Ramuz Anne-claude</title>
		<link>http://www.ethikos.ch/6337/turbulences-les-reformes-en-crise-pierre-glardon-et-eric-fuchs/comment-page-1#comment-5274</link>
		<dc:creator>Rossier Ramuz Anne-claude</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 13:04:51 +0000</pubDate>
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		<description>J&#039;aurais aimé écrire une réaction semblable à la tienne Armin ! Un très grand merci ! Je m&#039;y retrouve entièrement. En parcourant le livre de P. Glardon et E. Fuchs, j&#039;avais été choquée par des propos relevant du règlement de compte et à la limite de la diffamation et je suis heureuse de voir que tu as su trouver les mots pour y réagir de manière intelligente. J&#039;aime ton propos sur une &quot;spiritualité qui soigne la dimension ludique et hédoniste du Royaume de Dieu&quot;, à l&#039;encontre d&#039;une spiritualité empreinte d&#039;un masochisme pervers derrière laquelle peut se cacher le besoin et la volonté de pouvoir.
Je trouve désolant que le débat et la réflexion entre ministres soit lancé à partir d&#039;un texte aussi contestable - pour ne pas dire détestable en certaines de ces pages - suscitant la polémique plutôt que l&#039;écoute mutuelle et respectueuse de visions différentes et différenciées sur la crise que traverse l&#039;Eglise réformée. J&#039;estime avoir appris, tant avec Pierre Gisel qu&#039;avec Denis Müller, à réfléchir et à penser autrement qu&#039;en alignant des citations. Je leur en suis reconnaissante. Cela m’attriste de les voir attaqués et soupçonnés de nuire à l&#039;Eglise.
J&#039;espère que nous saurons trouver, en Eglise, des lieux pour vivre et penser la voie hédoniste mentionnée par toi Armin. Car oui, il y a de la joie et du plaisir à être réformé, avec la liberté de penser librement et la liberté de croire...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;aurais aimé écrire une réaction semblable à la tienne Armin ! Un très grand merci ! Je m&#8217;y retrouve entièrement. En parcourant le livre de P. Glardon et E. Fuchs, j&#8217;avais été choquée par des propos relevant du règlement de compte et à la limite de la diffamation et je suis heureuse de voir que tu as su trouver les mots pour y réagir de manière intelligente. J&#8217;aime ton propos sur une &laquo;&nbsp;spiritualité qui soigne la dimension ludique et hédoniste du Royaume de Dieu&nbsp;&raquo;, à l&#8217;encontre d&#8217;une spiritualité empreinte d&#8217;un masochisme pervers derrière laquelle peut se cacher le besoin et la volonté de pouvoir.<br />
Je trouve désolant que le débat et la réflexion entre ministres soit lancé à partir d&#8217;un texte aussi contestable &#8211; pour ne pas dire détestable en certaines de ces pages &#8211; suscitant la polémique plutôt que l&#8217;écoute mutuelle et respectueuse de visions différentes et différenciées sur la crise que traverse l&#8217;Eglise réformée. J&#8217;estime avoir appris, tant avec Pierre Gisel qu&#8217;avec Denis Müller, à réfléchir et à penser autrement qu&#8217;en alignant des citations. Je leur en suis reconnaissante. Cela m’attriste de les voir attaqués et soupçonnés de nuire à l&#8217;Eglise.<br />
J&#8217;espère que nous saurons trouver, en Eglise, des lieux pour vivre et penser la voie hédoniste mentionnée par toi Armin. Car oui, il y a de la joie et du plaisir à être réformé, avec la liberté de penser librement et la liberté de croire&#8230;</p>
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		<title>Commentaires sur Turbulences ; Les Réformés en crise (Pierre Glardon et Eric Fuchs) par Antoine Delage</title>
		<link>http://www.ethikos.ch/6337/turbulences-les-reformes-en-crise-pierre-glardon-et-eric-fuchs/comment-page-1#comment-5218</link>
		<dc:creator>Antoine Delage</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 22:18:01 +0000</pubDate>
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		<description>C&#039;est bien de sa propre responsabilité vocationnelle que de répondre à un appel pour faire la volonté du Père selon les dons qu&#039;il a distribués et qui ne relèvent que de la liberté du Père et qui n&#039;exclut personne. Il me semble que sous couvert d&#039;arguments dits &quot;anthropologiques&quot;, on risque d&#039;avancer masqué sur des arguments qui apparaissent clairement comme &quot;naturalistes&quot;. Les auteurs d&#039;arguments naturalistes connaissent en général d&#039;ailleurs bien mal et l&#039;anthropologie et la nature; et par ces prétextes s&#039;appliquent plutôt à justifier les inégalités. C&#039;est au nom de ces prétextes faussement &quot;anthropologiques&quot; que l&#039;on est capable de refuser par exemple le ministère aux femmes. S&#039;il existe des différences entre hommes et femmes, elles existent aussi bien entre deux femmes ou entre deux hommes, et en aucun cas ces différences ne sont assez importantes pour justifier des différences de condition ou de traitement. Désormais dans la communauté il n&#039;y a plus ni juifs ni grecs, ni maîtres ni esclaves, ni hommes ni femmes. Les clivages et les dominations de l&#039;ancien monde son dépassés.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est bien de sa propre responsabilité vocationnelle que de répondre à un appel pour faire la volonté du Père selon les dons qu&#8217;il a distribués et qui ne relèvent que de la liberté du Père et qui n&#8217;exclut personne. Il me semble que sous couvert d&#8217;arguments dits &laquo;&nbsp;anthropologiques&nbsp;&raquo;, on risque d&#8217;avancer masqué sur des arguments qui apparaissent clairement comme &laquo;&nbsp;naturalistes&nbsp;&raquo;. Les auteurs d&#8217;arguments naturalistes connaissent en général d&#8217;ailleurs bien mal et l&#8217;anthropologie et la nature; et par ces prétextes s&#8217;appliquent plutôt à justifier les inégalités. C&#8217;est au nom de ces prétextes faussement &laquo;&nbsp;anthropologiques&nbsp;&raquo; que l&#8217;on est capable de refuser par exemple le ministère aux femmes. S&#8217;il existe des différences entre hommes et femmes, elles existent aussi bien entre deux femmes ou entre deux hommes, et en aucun cas ces différences ne sont assez importantes pour justifier des différences de condition ou de traitement. Désormais dans la communauté il n&#8217;y a plus ni juifs ni grecs, ni maîtres ni esclaves, ni hommes ni femmes. Les clivages et les dominations de l&#8217;ancien monde son dépassés.</p>
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		<title>Commentaires sur Turbulences ; Les Réformés en crise (Pierre Glardon et Eric Fuchs) par Kuffer Charlotte</title>
		<link>http://www.ethikos.ch/6337/turbulences-les-reformes-en-crise-pierre-glardon-et-eric-fuchs/comment-page-1#comment-5093</link>
		<dc:creator>Kuffer Charlotte</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 21:19:20 +0000</pubDate>
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		<description>Grâce à la revue de presse de l&#039;EPG, je rentre ce soir en contact avec vous qui réagissez par blogs après lecture de &quot;Turbulences&quot;. Si le texte avait pour but de nous faire réagir, ministres, responsables d&#039;Eglises et laiques engagés, cette cible risque bien d&#039;être atteinte ! Mais les auteurs sont-ils en prise avec l&#039;Eglise telle qu&#039;elle vient ? La communauté vivante de celles et ceux qui choisissent librement de s&#039;alimenter à la source de l&#039;Evangile. Aujourd&#039;hui, le besoin d&#039;un &quot;Autre en soi&quot; (F. Carrillo) se nourrit de la Parole reçue par des voies nouvelles. Les jeunes générations savent ou sauront construire leur réseau, là où les nôtres sont encore organisés près des clochers. Elles auront besoin de trouver des témoins sur ces routes de l&#039;humanité mondialisée; pasteurs, diacres, chrétiens, c&#039;est là qu&#039;il nous faut apprendre à être,  pour cheminer, inviter à franchir le pas de virtualités qui pourraient se révéler insatisfaisantes et pouvoir (re)découvrir l&#039;attachement &quot;incarné&quot; au Christ et la joie de la louange et de l&#039;étude en commun. La sécularisation a du bon car elle engage à un &quot;oui&quot; personnel et non pas &quot;hérité&quot;, même si trop souvent excluante de la dimension spirituelle, elle déstabilise les institutions ecclésiales. D&#039;ailleurs, ne donne-t-elle pas déjà, comme je le crois, des signes de recomposition ? Alors, préparons-nous ensemble, enracinés dans nos spécificités réformées, ouverts à l&#039;oecuménisme large de ceux qui sont en recherche, à relever le défi qui nous attend, celui de proclamer l&#039;Evangile dans un XXIe siècle qui ne fait que commencer.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Grâce à la revue de presse de l&#8217;EPG, je rentre ce soir en contact avec vous qui réagissez par blogs après lecture de &laquo;&nbsp;Turbulences&nbsp;&raquo;. Si le texte avait pour but de nous faire réagir, ministres, responsables d&#8217;Eglises et laiques engagés, cette cible risque bien d&#8217;être atteinte ! Mais les auteurs sont-ils en prise avec l&#8217;Eglise telle qu&#8217;elle vient ? La communauté vivante de celles et ceux qui choisissent librement de s&#8217;alimenter à la source de l&#8217;Evangile. Aujourd&#8217;hui, le besoin d&#8217;un &laquo;&nbsp;Autre en soi&nbsp;&raquo; (F. Carrillo) se nourrit de la Parole reçue par des voies nouvelles. Les jeunes générations savent ou sauront construire leur réseau, là où les nôtres sont encore organisés près des clochers. Elles auront besoin de trouver des témoins sur ces routes de l&#8217;humanité mondialisée; pasteurs, diacres, chrétiens, c&#8217;est là qu&#8217;il nous faut apprendre à être,  pour cheminer, inviter à franchir le pas de virtualités qui pourraient se révéler insatisfaisantes et pouvoir (re)découvrir l&#8217;attachement &laquo;&nbsp;incarné&nbsp;&raquo; au Christ et la joie de la louange et de l&#8217;étude en commun. La sécularisation a du bon car elle engage à un &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo; personnel et non pas &laquo;&nbsp;hérité&nbsp;&raquo;, même si trop souvent excluante de la dimension spirituelle, elle déstabilise les institutions ecclésiales. D&#8217;ailleurs, ne donne-t-elle pas déjà, comme je le crois, des signes de recomposition ? Alors, préparons-nous ensemble, enracinés dans nos spécificités réformées, ouverts à l&#8217;oecuménisme large de ceux qui sont en recherche, à relever le défi qui nous attend, celui de proclamer l&#8217;Evangile dans un XXIe siècle qui ne fait que commencer.</p>
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		<title>Commentaires sur Turbulences ; Les Réformés en crise (Pierre Glardon et Eric Fuchs) par Paolo Mariani</title>
		<link>http://www.ethikos.ch/6337/turbulences-les-reformes-en-crise-pierre-glardon-et-eric-fuchs/comment-page-1#comment-5087</link>
		<dc:creator>Paolo Mariani</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 13:24:37 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.ethikos.ch/?p=6337#comment-5087</guid>
		<description>Cher Armin, quel plaisir de découvrir tes réflexions au sujet du protestantisme réformé tel qu&#039;il pourrait ou qu&#039;il devrait être aujourd&#039;hui. Et quel plaisir de voir qu&#039;il y a toujours de personnes capables d&#039;intervenir dans un débat d&#039;une manière constructive, loin de toutes polémiques, qui ne peuvent qu&#039;être stériles. Tu prends Turbulences comme un point de départ, pour te livrer à des analyses ancrées dans le XXIème siècle et à partir desquelles des pistes d&#039;action sont possibles.Ton intervention est la réponse que Nicolas Besson, Serge Molla, Claude Cuendet et moi-même espérions solliciter en envoyant les ouvrages de Stolz-Baillif et Glardon-Fuchs. Non des réactions plus ou moins pamphlétaires à une théologie donnée, non des règlements de compte, mais l&#039;occasion de sortir des bois et d&#039;une pensée en retrait pour &quot;brainstormer&quot; autour des problématiques posées. Certes, les deux livres n&#039;ont pas le même statu. L&#039;un, bien plus qu&#039;une simple photographie du monde réformé suisse d&#039;aujourd&#039;hui, car parsemé de pistes d&#039;action concrètes, démarre à partir d&#039;une étude sociologique et anthropologique. L&#039;autre traduit en écriture les réflexions de deux théologiens qui ont eu envie de les partager (je ne discute pas la forme). Aujourd&#039;hui, le moment est venu que tous les ministres – tous des écrivains en puissance, tous plus ou moins conscients que le monde autour de nous change sans cesse (et ceci depuis toujours, la seule différence est la rapidité de ces changements...) – prennent la parole pour contribuer avec leurs idées et leurs propos à redessiner le rôle d&#039;une Eglise, d&#039;un pasteur, d&#039;un diacre. Etre réformé est un état d&#039;esprit, d&#039;âme, qui ne demande pas une carte de membre. Et la communauté réformée ne peut pas et ne doit pas prétendre à l&#039;exclusivité. Le monde de notre époque est forcément multi-communautaire. Nous devons offrir un espace et une parole entre autres, avec ou à côté des autres. Alors, encore mille mercis de ton texte et que ton attitude puisse faire des émules, parmi les intelligences capables de travailler pour l&#039;humain, avec le Christ.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher Armin, quel plaisir de découvrir tes réflexions au sujet du protestantisme réformé tel qu&#8217;il pourrait ou qu&#8217;il devrait être aujourd&#8217;hui. Et quel plaisir de voir qu&#8217;il y a toujours de personnes capables d&#8217;intervenir dans un débat d&#8217;une manière constructive, loin de toutes polémiques, qui ne peuvent qu&#8217;être stériles. Tu prends Turbulences comme un point de départ, pour te livrer à des analyses ancrées dans le XXIème siècle et à partir desquelles des pistes d&#8217;action sont possibles.Ton intervention est la réponse que Nicolas Besson, Serge Molla, Claude Cuendet et moi-même espérions solliciter en envoyant les ouvrages de Stolz-Baillif et Glardon-Fuchs. Non des réactions plus ou moins pamphlétaires à une théologie donnée, non des règlements de compte, mais l&#8217;occasion de sortir des bois et d&#8217;une pensée en retrait pour &laquo;&nbsp;brainstormer&nbsp;&raquo; autour des problématiques posées. Certes, les deux livres n&#8217;ont pas le même statu. L&#8217;un, bien plus qu&#8217;une simple photographie du monde réformé suisse d&#8217;aujourd&#8217;hui, car parsemé de pistes d&#8217;action concrètes, démarre à partir d&#8217;une étude sociologique et anthropologique. L&#8217;autre traduit en écriture les réflexions de deux théologiens qui ont eu envie de les partager (je ne discute pas la forme). Aujourd&#8217;hui, le moment est venu que tous les ministres – tous des écrivains en puissance, tous plus ou moins conscients que le monde autour de nous change sans cesse (et ceci depuis toujours, la seule différence est la rapidité de ces changements&#8230;) – prennent la parole pour contribuer avec leurs idées et leurs propos à redessiner le rôle d&#8217;une Eglise, d&#8217;un pasteur, d&#8217;un diacre. Etre réformé est un état d&#8217;esprit, d&#8217;âme, qui ne demande pas une carte de membre. Et la communauté réformée ne peut pas et ne doit pas prétendre à l&#8217;exclusivité. Le monde de notre époque est forcément multi-communautaire. Nous devons offrir un espace et une parole entre autres, avec ou à côté des autres. Alors, encore mille mercis de ton texte et que ton attitude puisse faire des émules, parmi les intelligences capables de travailler pour l&#8217;humain, avec le Christ.</p>
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	<item>
		<title>Commentaires sur Turbulences ; Les Réformés en crise (Pierre Glardon et Eric Fuchs) par Olivier Schopfer</title>
		<link>http://www.ethikos.ch/6337/turbulences-les-reformes-en-crise-pierre-glardon-et-eric-fuchs/comment-page-1#comment-5084</link>
		<dc:creator>Olivier Schopfer</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 10:46:23 +0000</pubDate>
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		<description>J&#039;ai lu avec beaucoup d&#039;intérêt vos réactions au livre de Pierre Glardon et Eric Fuchs. Je dois dire qu&#039;elles m&#039;ont soulagé, j&#039;avais également été très déçu à la lecture de ce livre! Son plan suggérait déjà que l&#039;éthique (comprise ici comme discours normatif) devait être mise au centre du projet ecclésial, ce qui était très inquiétant. Le contenu du livre confirmait cette crainte... 

Non, les Églises ne seront pas sauvées par une crispation moralisante et passéiste!

Vous le dites si bien, c&#039;est le projet même de vouloir &quot;sauver l’Église protestante&quot; qui doit être mis en cause: Comme si nous en avions le pouvoir! Comme si des recettes, quelles qu&#039;elles soient, pouvaient aller contre les faits démographiques qui à eux seuls expliquent très largement la situation du protestantisme aujourd&#039;hui, comme Stolz et Ballif le montrent très bien.

Je pense que cet ouvrage est dangereux, dans la mesure où il contribue à l&#039;auto-flagellation des Églises, et où il attise des conflits dont le potentiel destructeur est immense. Il est en particulier de nature à lever les ministres les uns contre les autres, plutôt que de les aider, dans une situation où ils ont besoin de beaucoup de soutien et de reconnaissance.

Nous devons au contraire nous décomplexer, accepter de vivre désormais dans un protestantisme (et un christianisme) redevenus minoritaires, mais non moins pertinents, à cause de leur source. L&#039;Evangile a toujours été une force qui met en mouvement. Il continuera de l&#039;être, avec ou sans les Églises!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai lu avec beaucoup d&#8217;intérêt vos réactions au livre de Pierre Glardon et Eric Fuchs. Je dois dire qu&#8217;elles m&#8217;ont soulagé, j&#8217;avais également été très déçu à la lecture de ce livre! Son plan suggérait déjà que l&#8217;éthique (comprise ici comme discours normatif) devait être mise au centre du projet ecclésial, ce qui était très inquiétant. Le contenu du livre confirmait cette crainte&#8230; </p>
<p>Non, les Églises ne seront pas sauvées par une crispation moralisante et passéiste!</p>
<p>Vous le dites si bien, c&#8217;est le projet même de vouloir &laquo;&nbsp;sauver l’Église protestante&nbsp;&raquo; qui doit être mis en cause: Comme si nous en avions le pouvoir! Comme si des recettes, quelles qu&#8217;elles soient, pouvaient aller contre les faits démographiques qui à eux seuls expliquent très largement la situation du protestantisme aujourd&#8217;hui, comme Stolz et Ballif le montrent très bien.</p>
<p>Je pense que cet ouvrage est dangereux, dans la mesure où il contribue à l&#8217;auto-flagellation des Églises, et où il attise des conflits dont le potentiel destructeur est immense. Il est en particulier de nature à lever les ministres les uns contre les autres, plutôt que de les aider, dans une situation où ils ont besoin de beaucoup de soutien et de reconnaissance.</p>
<p>Nous devons au contraire nous décomplexer, accepter de vivre désormais dans un protestantisme (et un christianisme) redevenus minoritaires, mais non moins pertinents, à cause de leur source. L&#8217;Evangile a toujours été une force qui met en mouvement. Il continuera de l&#8217;être, avec ou sans les Églises!</p>
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