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mai
22

Suicide et directives anticipées

Après deux semaines à domicile pour se remettre de sa grève de la faim, Bernard Rappaz, le chanvrier condamné à 5 ans et 8 mois, est de retour en prison. La conseillère d’État valaisanne Esther Waeber-Kalbermatten ne veut plus se laisser mettre sous pression :

« S’il devait recommencer sa grève de la faim et refuser toute réanimation, je respecterai sa volonté et le laisserait mourir. »

24h heures ; Lausanne 22-24 mai 2010, no. 11

Une telle position est-elle éthiquement tenable pour une représentante de l’État ?

jan
23

Les fondements multiples de la (bio)éthique

La bioéthique utilise-t-elle l’autonomie morale au sens de Kant ?

N’est-ce pas plutôt l’autonomie politique dans la conception de Locke ou de Mill[1] ?

Déjà H. Doucet se pose la question dans son livre « Au pays de la bioéthique » [2] :

« Lorsque l’on cherche à approfondir le sens du concept, une première question surgit : à quelle école de pensée, le concept d’autonomie utilisé en bioéthique appartient-il ? Appartient-il à l’école kantienne, comme beaucoup d’auteurs et de manuels semblent l’insinuer, ou à la philosophie de Mill en raison de la place que ce philosophe donne aux choix individuels ? …

Malgré les différences considérables entre ces deux philosophes que sont Kant et Mill, ces derniers sont habités par une préoccupation commune : secouer le joug des autorités et des institutions qui exercent leur contrôle sur les individus en raison du fait que ces derniers possèdent une valeur indépendante des sociétés dans lesquelles ils vivent, des cultures qui les ont vu naître et évidemment des circonstances. …

jan
22

Le handicap mental : entre autonomie et bienfaisance

Ma critique du libéralisme et du principe d’autonomie tel qu’ils sont vécus en politique, dans le social et dans la santé va assez loin. Mais ce n’est pas pour les démolir, au contraire, mais pour les renouveler.

Ce renouvellement, comment s’y prendre ?

Le principe d’autonomie pour tous ne peut être préservé qu’avec bienfaisance, bienfaisance libérale à travers des « représentants » ou des « avocats » qui ne se substituent pas à l’autre, mais qui s’investissent pour que l’autonomie de l’autre soit promue. Le principe d’autonomie et le principe de bienfaisance, pour être pleinement effectifs et profitables à tous, ont besoin l’un de l’autre ; ils se stimulent, s’éclaircissent et se régulent l’un l’autre. Pris chacun seul pour soi, ils ont les deux tendance à devenir absolus et totalitaires.

Philosophiquement, qu’est-ce que cela veut dire ?

jan
20

Qu’en est-il avec l’autonomie du résident gravement handicapée en institution sociale ?

Quelles sont les conséquences du déficit d’autonomie et de la mise sous tutelle, « l’interdit » selon la définition du Code civil ? L’autonomie du patient ou du résident gravement atteint dans le « modèle Moeckli » : Quand l’autonomie du patient ou du résident est gravement déficitaire et quand ses intérêts ne sont pas fortement portés et défendus par… Continue reading »

jan
17

Le handicap lourd et les limites du libéralisme

Les modèles libéraux atteignent leurs limites quand il s’agit de personnes gravement malades, handicapées, notamment mentales, voire des enfants. Légalement, aujourd’hui, les enfants ont même un statut plus reconnu que les personnes dites, selon le Code civil suisse, « malades mentaux » ou de « faiblesse d’esprit ». Comme nous venons de le voir, pour ces dernières, du point de vue légal, il n’y a pas d’autres possibilités que la mise sous tutelle. Qu’est-ce que cela veut dire ? Y a-t-il possibilité d’adapter ou d’élargir le modèle libéral ou faut-il, inévitablement, passer à un système paternaliste, ce qui, dans une société qui se revendique de plus en plus du libéralisme nous amène à des contradiction dont il sera encore question ?

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