Aventure télévision : culte dialogué entre la Paroisse de l’Aubonne à Rolle (EERV) et l’Institution de Lavigny

C’est fait, l’aventure a pris forme, le culte a été célébré le dimanche 19 décembre, en directe du temple de Rolle, avec quelques séquences de la chapelle de l’Institution de Lavigny.

Il peut être suivi sur le site de la TSR (Télévision de la Suisse Romande), avec une séquence introductive qui présente la vie de quelques résidents en situation de handicap.

Article sur deux résidents de l’Institution de Lavigny.

Aventure télévision : Quand le pain n’est que du pain

Dans nos cultes télévisés, sans en faire une sainte cène, nous voulions signifier le fait d’être ensemble, au-delà des différents lieux, par un partage de pain : le même pain partout, confectionné au même lieu, l’institution qui s’associe à la fête. Pour des raisons pratiques ce n’est pas possible ; Continue reading

Aventure télévision : minutage contre improvisation

Le déroulement, les chants, les prières, le message, tout est prêt pour le culte télévisé du 19 décembre. Nous entrons dans le temps de finition et de répétition. Aujourd’hui, en ce dimanche 31 octobre, je me suis permis de faire les premiers essais.

Et l’expérience n’était pas encore concluante ; pourtant, « tout s’est bien passé », « trop bien » disait un des bénévoles présent à la chapelle de l’Institution de Lavigny.

Où est donc le problème ?

Les résidents ne se sont à peine manifestés, c’était comme en paroisse, une célébration tranquille, bien ordonnée, où nous officiants, et moi le premier, avons récité nos textes, sans qu’il y ait beaucoup de réactions, là où d’habitude il y a une interaction forte entre toutes les personnes présentes, questions, remarques, injonctions, discussion, manifestations physiques, déplacements, accords et désaccords. Le charme de ce que nous vivons normalement, quand tout est préparé sans être formulé, quand je m’appuie sur des mots clé et improvise entre les passages définis, ce charme ne s’est pas instauré.

Il manquait d’esprit ;  l’Esprit ?

Il faudra encore bien travailler pour nous libérer de ce qui a été préparé.

D’ailleurs, fondamentalement, est-ce qu’on peut préparer la rencontre avec Dieu ?

Comment s’y préparer sans figer ce qui se passera et faire du culte un spectacle ? Comment garder l’espace ouvert pour que le souffle transcende ce qui a été prévu, minuté, préparé, répété ?

Et si la télévision ne mettait pas seulement les officiants en situation de handicap, mais Dieu lui-même ?

Armin Kressmann 2010

Aventure télévision : présenter l’institution et ses résidents

Le culte transmis en directe  le dimanche 19 décembre 2010 du temple protestant de Rolle par la Télévision de la Suisse Romande , – une collaboration entre la paroisse et les institutions accueillant des personnes en situation de handicap, notamment l’Institution de Lavigny -, sera précédé par une courte séquence de quelques minutes qui présentera le cadre de vie de deux, trois résidents : leurs lieux de vie et de travail, l’un ou l’autre repas, l’une ou l’autre activité de loisirs, le passage à la chapelle.  Il fallait trouver ces personnes qui savent se présenter et répondre aux questions du journaliste, tout en supportant la tension liée à une telle aventure. Il s’avère que sur 120 résidents à peine une dizaine sont en mesure de répondre aux différents critères que la télévision nous impose. Ce fait me laisse songeur.

Nous devons nous rendre compte qu’il y a une réalité de vie, des personnes extraordinaires, des histoire touchantes, des moments exceptionnels que nous avons de la peine à montrer au grand public.

Avec deux cultes en parallèles, l’un en directe de Rolle et l’autre pré-enregistré de la chapelle à Lavigny, nous avons déjà trouvé une manière de faire qui protège les résidents et, nous l’espérons, permet de montrer leur réalité sans mettre le spectateur devant des incompréhensions. Mais même quand on peut se prendre une ou deux journées de travail pour récolter du matériel pour trois ou quatre minutes de reportage, le média le plus répandu et populaire, la télévision, touche à ses limites.

Donc, d’une manière générale, ce qui nous est présenté à l’écran, dans quelle mesure reflète-t-il le réel ? Et ce n’est pas seulement le monde du handicap qui est concerné : notre monde, comment est-il ?

Différent de ce qui nous est montré au petit écran.

Qu’est-ce la réalité ?

Armin Kressmann 2010

Aventure télévision

Je viens de créer une nouvelle catégorie ou rubrique : « Aventure télévision »

Les aumôneries des institutions socio-éducatives de la région « La Côte » de l’EERV (Église évangélique réformée du canton de Vaud » ont été invitées par les paroisses à s’insérer dans une série de cultes transmis du temple de Rolle à la télévision de la Suisse romande (TSR). Avec enthousiasme nous avons accepté, nous réjouissant de pouvoir montrer ce qui se passe dans les lieux de culte de nos institutions et de faire participer des personnes mentalement handicapées à l’aventure.

Très vite cependant certaines limites se sont imposées :

- Les célébrations avec les personnes mentalement handicapées de nos institutions sont imprévisibles, spontanées et très interactives ; un minutage, tel qu’exigé par la télévision, est impossible.

- Une transmission en directe, sans mobiliser des moyens trop importants, au-delà de ce qui est possible pour les émissions religieuses, devient impensable.

Comment faire avec les moyens à disposition pour montrer la réalité telle qu’elle est, sans mettre mal à l’aise, ni les résidents participant au culte, ni les spectateurs, ni les personnes de la télévision ?

Nous étions amenés à séparer les choses en deux, mais dans une logique commune :

l’enregistrement d’un culte à la chapelle de l’Institution de Lavigny, tel que vécu dans le lieu et dans la communauté habituels pour les résidents, injecté pour en faire un dialogue dans le culte transmis en directe de Rolle.

Les préparations sont en cours, le résultat sera visible

le dimanche 19 décembre 2010, à 10h à la TSR.

La rubrique « Aventure handicap » sur ce site ethikos.ch donnera quelques reflets de ce que nous vivons jusqu’à cette date et présentera désormais des sujets de réflexion soulevés par cette expérience.

Armin Kressmann 2010