Réalisation de soi, besoins spirituels et transcendance

Vers la fin de sa vie, Maslow a élargit son modèle de la pyramide des besoins. Tout en haut, à la place du besoin d’actualisation ou de réalisation de soi, figure maintenant la « transcendance » qui peut prendre des formes diverses, dont celle du sacré, divin, finalement de « dieu »,  même si ce n’est qu’un dieu minuscule, toujours humain, ou « métahumain » comme il dit, donc une transcendance plus immanente que réellement transcendante (on y trouve quelque part déjà une sorte de spiritualité laïque telle qu’elle est défendue par quelqu’un comme André Comte-Sponville) :

« A particular kind of transcendence … is the transcendence of human limits, imperfections, shortcomings, and finiteness. This comes either in the acute end experiences of perfection or in the plateau experiences of perfection, in which one can be an end, a god, a perfection, an essence, a Being (rather than a Becoming), sacred, divine. This can be phrased as a transcendence of ordinary, everyday humanness in favour of extraordinary humanness or metahumanness or some such phrasing.

… it can also be a conceived limit of philosophy ore ideal …« 

Abraham Maslow[1]

La pyramide des besoins selon Maslow prend ainsi la forme suivante :

Armin Kressmann 2010


[1] The farther reaches of human nature, Viking Press, New York 1971, Chapter 21 “Various meanings of transcendence”, p. 278

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