Le web comme lieu d’Église

Au désespoir qu’exprime Nicolas Friedli face aux productions des Églises protestantes romandes sur le « web » ou l’Internet, – « Le web protestant romand se meurt ! » -, avec Etienne Guilloud sur Facebook, je le cite …

… dans les grandes lignes, je dirai que le web protestant romand ne se meurt pas, il est mort-né et on joue aux marionnettes avec son cadavre. La résurrection est possible mais elle passe par une conversion. Ou changement de paradigme: considérer le web comme lieu d’Eglise et outil d’évangélisation et non comme outil magique désengagé d’enjeu relationnels. En d’autres termes, abattre le véritable ennemi du web protestant romand qui est de croire que le « virtuel » est une bulle déshumanisée, en marge voir opposée à la vie quotidienne.

considérons la toile comme terrain, lieu de présence et de partage, donc aussi lieu d’Église (comme les livres ; ceux-ci, sont-ils virtuels ou réels ?) et de ce fait lieu de présence réelle, comprenons que pour beaucoup le virtuel est du réel (comme les livres ! voire LE livre, aussi appelé « bible »), pâtissons et compatissons, pleurons et rions avec ce monde que les Églises peinent à aimer, avec ceux et celles avec qui celui et surtout celui que nous déclarons Seigneur pleure et rit, lui qu’on l’appelait autrefois « bon berger ».

Donc, non pas pour que le « web » protestant romand ne meure pas, mais pour que le monde entende ce dont il a besoin, à chaque pasteurE son blog (« web log ») et une publication par semaine, et si ce n’est que la prédication du dimanche, afin que les protestants réformés fassent dans le monde d’aujourd’hui ce qui leur est confié par celui qu’ils appellent leur Seigneur ; sinon pas d’engagement en Église, dont la forme virtuelle s’appelle universelle et qui est, selon nos doctrines, la réelle, celle de Jésus Christ.

UnE pasteurE qui ne prêche plus, ne proclame plus cette parole que nous appelons la bonne, n’est plus pasteurE protestantE réforméE …

Armin Kressmann 2017

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