Portait de doyen (EERV)

Déontologie pastorale – Lien vers plusieurs textes

Voici ma vision du décanat :

Le doyen

– il est aussi féminin, surtout féminin –

est bienveillant.

Il est bien et il veille.

Il est bien, sans être meilleur que les autres,

mais les autres reconnaissent qu’il est bien.

Il est bien, mais il n’est pas parfait ;

bien, ça suffit.

Il est bienveillant,

donc il veille,

mais il veille sans surveiller.

Quand il veille sur, il veille avec bienveillance.

Il est à l’écoute.

Quand il vient, il n’intervient pas.

Il est discret.

Quand il vient, il vient avec une histoire.

Il la raconte, il la partage, il la remet.

Il veille sur l’art du métier ;

cette histoire est donc une histoire d’art.

Quand il vient, il en témoigne ;

sans être là, les autres

– tous porteurs de la même histoire

et portés par celle-ci –

sont présents ;

on est en communauté de témoins.

Il y en a qui parlent de succession apostolique.

Quand tout va bien, l’Autre est présent,

et on se retrouve ensemble dans sa bienveillance.

Quand tout va bien,

et bien ça suffit, il ne faut pas que ça soit parfait,

on est en communion.

Celle-ci persiste, même quand plus rien ne va bien ;

la sainteté n’appartient pas au doyen.

Armin Kressmann 2017

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